Éclosions sur l’île du Grand-Rouveau

le lundi 3 avril 2017.

Aujourd’hui, le 4 mai 2017, Paule Zucconi-Gil, Garde du Littoral, nous offre deux places sur le bateau pour se rendre sur l’île, et assurer le suivi du comptage.
 Guénaëlle et Guy répondent à cette l’invitation.
 Déjà, hier, Jean-Daniel et Henri ont pu se rendre sur l’île pour de premières observations

À 9h00, nous embarquons sur le Collégiale II depuis le port de la Coudoulière.

  Nous sommes bientôt en vue du phare du Grand Rouveau.

Après avoir débarqué sur l’île, nous regagnons le refuge en contrebas du phare. Nous sommes chaleureusement accueillis par les équipes de scientifiques qui avaient dormi sur place.  Vincent, dirigeant de société de génie écologique, assisté de Rosana, technicienne,
est en charge des suivis photo et botanique, tandis que Marc, enseignant/chercheur au CNRS, assisté de Marion, stagiaire Master, s’occupe du suivi herpétologique.
Ces suivis sont nécessaires pour mesurer l’efficacité des actions entreprises en faveur de la restauration écologique de l’île par le Conservatoire du Littoral,
telles que l’arrachage des griffes de sorcières qui à débuté en janvier 2012.

Après un solide petit-déjeuner, Paule et Guénaëlle arpentent l’île de long en large pour apporter leur pierre au suivi photographique, qui consiste à photographier 18 sites balisés, selon un protocole bien précis, pour permettre aux scientifiques de comparer ces photos à celles des années précédentes, et d’en tirer les conclusions nécessaires.

 

Paule et Guénaëlle se montrent à la hauteur de leur mission.

Pendant ce temps, Rosana suit scrupuleusement les instructions de Vincent pour effectuer le suivi botanique.  Elle identifie les espèces végétales dans des placettes prédéterminées de 100m2 pour mesurer la recolonisation de la flore, en réponse au programme de restauration écologique de l’île.

D’ailleurs, voici une petite coccinelle, joli symbole de la biodiversité.

De leur coté, Marc et Marion assurent le suivi herpétologique visant en particulier
le lézard phyllodactyle, à partir de 32 gîtes artificiels disposés sur l’ensemble de l’île.

Tout ce remue-ménage ne manque pas d’inquiéter les Goélands
qui finissent cependant par nous tolérer.

Il faut dire qu’ils ont des trésors à protéger :
leurs œufs, non encore éclos dans la grande majorité de cas.

La nature nous démontre une fois de plus sa capacité de variation :
un œuf blanc attire notre attention.

L’île nous raconte aussi la merveilleuse histoire de la naissance.

Pour un petit oisillon, casser la coquille qui le sépare du monde n’est pas mince affaire.
Cela prends très longtemps.

On dirait que celui-là vient juste de sortir !

Est-ce celui qu’Henri avait surpris en train de sortir de sa coquille hier?

Ce tout petit à déjà compris qu’il pouvait compter sur l’appui des ses frères et sœurs.

Et celui-ci n’est pas bien gros non plus.

 

Celui-là est peut-être légèrement plus grand.

 

 

 

Et en voilà un encore plus grand !

Pour protéger leurs trésors, les Goélands ne laissent pas les les Corneilles noires approcher.

Nous retournons ensuite au refuge et dégustons un excellent repas, préparé en amont par un cuisinier de la commune de Six-Fours-les-Plages, et finalisé par Paule.

Pendant le déjeuner, un bateau des phares et balises amène un technicien chargé de l’entretien et surveillance du phare.

Les suivis continuent l’après-midi.  Puis, nous retournons au Port de la Coudoulière sur un autre bateau, le Tante Victoire.

Malgré le vent et quelques gouttes de pluie, on garde le souvenir d’une journée magnifique, au contact direct avec une nature si sauvage, et pourtant si proche du monde « civilisé ».

 

 

  • Photos de Guénaëlle, Henri, et Guy

 

 

 

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