Tous les animaux recueillis au Centre sont soignés en vue de leur réinsertion dans le milieu naturel.
Les animaux handicapés
Si l’examen initial de l’animal ne permet pas d’envisager des soins et une rééducation qui mèneront à un retour à la vie sauvage, ou en cas d’échec des soins, l’euthanasie est préconisée et pratiquée sous l’autorité d’un vétérinaire. Toutefois, lorsque le handicap final permet à l’animal de bénéficier de conditions de vie satisfaisantes en captivité, il peut être transmis, en vue d’exposition au public, à des zoos ou à d’autres organismes officiellement reconnus.
Enfin, si l’animal appartient à une espèce rare qui fait l’objet d’un programme de renforcement des populations sauvages fondé sur la reproduction en captivité, les démarches administratives sont alors entreprises pour son transfert vers l’établissement intéressé. Plusieurs programmes sont actuellement menés au niveau national en partenariat avec l’Union Française des Centres de Sauvegarde.
Programmes actuellement menés
Renforcement des populations de faucon crécerellette
Réintroduction du vautour moine dans les grands causses
Reproduction en captivité de l’aigle de Bonelli pour le renforcement des populations
Les animaux aptes à la réintroduction dans le milieu naturel
De l’ensemble des animaux accueillis au Centre, près d’un sur deux retrouve finalement la vie sauvage. Les oiseaux relâchés sont bagués dans le cadre d’un programme agrée par le Centre de Recherche sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (rattaché au Muséum National d’Histoire Naturelle).
Afin d’optimiser au maximum les chances de réinsertion de l’animal dans son milieu naturel, la décision du relâcher doit répondre à plusieurs critères : - le rétablissement de l’animal, - le site de la réintroduction doit répondre aux exigences écologiques (alimentation, reproduction) de l’espèce concernée, - la saison du relâcher doit coïncider avec la période d’abondance de nourriture pour l’espèce en question.
Informations complémentaires :
Muséum National d’Histoire Naturelle
Si certains retours d’informations font état d’échecs (oiseaux bagués retrouvés moins d’un mois après leur réintroduction), beaucoup d’autres montrent des succès indiscutables.
Un circaète Jean-le-Blanc a été récupéré durant l’automne complètement affaibli et en état de dénutrition. Après plusieurs mois de captivité, l’oiseau, entièrement rétabli, est finalement relâché au printemps suivant. Il sera récupéré par un centre de sauvegarde de la faune sauvage espagnol (à Cadix) cinq ans après !
Une jeune chouette hulotte est recueillie poussin peu de temps après son envol du nid. Ramenée au Centre, elle est élevée durant 2 mois et est finalement réintroduite dans un environnement favorable. Elle sera retrouvée 3 ans plus tard, emprisonnée dans un conduit de cheminée, à quelques kilomètres seulement du site de relâcher.
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