Retrouvez ici une chronique que nous publions chaque samedi dans Var-Matin dédiée à une espèce animale, que vous pouvez observer, régulièrement ou moins, dans les salins d'Hyères, réserve ornithologique incroyablement riche.

Régale © Charly GicqueauC’est une observation remarquable que nous vous rapportons cette semaine, celle d’un poisson légendaire trouvé échoué sur l’île de Port-Cros le 5 avril par un agent du Parc national.

Traquet oreillard © Aurélien AudevardAttendu par beaucoup d’ornithologues, le mois d’avril réserve de belles découvertes, d’oiseaux parfois colorés, rares ou menacés. Fatigué par un long voyage en provenance d’Afrique sahélienne, un petit passereau trottine sur les pistes terreuses des salins. Après avoir gobé un invertébré, il reprend la surveillance de son territoire d’un jour, en se postant en haut d’une tige de roseau. Le rare Traquet oreillard ne fera qu’une courte halte avant de rejoindre rapidement son site de reproduction.

Tarente de Maurétanie © Aurélien AudevardL’image que la plupart des gens ont des reptiles, leur inspire bien souvent un sentiment de peur ou de dégoût. Ces animaux froids, sans membres, couverts d’écailles à la langue fourchue ont depuis la nuit des temps alimentés l’imaginaire des hommes. Les lézards sont peut-être les moins malaimés et peuplent de nombreux récits de la mythologie sous la forme d’effroyables dragons ou de basilics. La Tarente de Maurétanie est l’un de ces terribles monstres, tout juste capables de s’attaquer à quelques insectes…

La Diane © Aurélien AudevardC’est en mars, qu’un petit papillon discret refait son apparition. Encore engourdi par le froid matinal, il attend les premiers rayons du soleil pour s'envoler. Visiblement fraîchement éclos, les ailes intactes laissent entrevoir de magnifiques dessins, entrelacés de formes géométriques et de lignes rouges et noires. Chaque entomologiste en a rêvé un jour, en feuilletant un livre sur les papillons, de rencontrer la magnifique Diane.

Fauvette passerinette © Aurélien AudevardC’est par un matin de mars, sous les larges feuilles d’une ombellifère que l’on découvre notre oiseau de la semaine, occupé à se rassasier d’insectes. Personne ne pourrait imaginer que ce passereau de quelques grammes vient d’effectuer plusieurs milliers de kilomètres pour venir perpétuer son espèce dans les garrigues méditerranéennes. La Fauvette passerinette est l’un de ces migrateurs transsahariens qui vont regagner l’Europe dans les prochains jours.

Citron de Provence mâle © Aurélien AudevardLes beaux jours arrivant, le réveil de la nature se fait sentir, notamment chez les insectes avec l’émergence de nombreux papillons. Après avoir passé l’hiver sous la forme de chrysalide pour la plupart, la douceur va déclencher la transformation finale. Avec les beaux jours, le Citron est l’un des premiers à apparaître.

Sarcelle d'été © Aurélien AudevardMême si le froid et la neige nous rappelle au bon souvenir de l’hiver, certains migrateurs sont déjà en route pour leurs quartiers de reproduction. Parmi les canards de surface, il en est un, qui porte bien mal son nom et annonce généralement le début des beaux jours. La magnifique Sarcelle d’été arrive dans les premiers jours de mars et porte généralement avec elle, l’espoir de jours meilleurs.

Bruant des roseaux mâle © Aurélien AudevardIl fait partie des nombreux passereaux auxquels on ne prête guère attention. Caché dans les plantes folles d’un chemin, un oiseau furtif à tête sombre, picore quelques graines au sol. A la moindre alerte son envol est inévitable et vous n’entendrez tout au plus que son cri. Cet oiseau cagoulé n’est autre que le Bruant des roseaux, espèce venue profiter de la douceur du climat méditerranéen.

Renard roux © Aurélien AudevardActeur principal dans les fables de la fontaine, serial killer sanguinaire pointé du doigt à la première poule dérobée ou propagateur des maladies dignes des films catastrophe, le Renard roux n’a jamais autant agité l’esprit des hommes. Pourtant, ce mammifère incontournable de la faune française joue un rôle tout autre et assez méconnu.

Grèbe à cou noir © Aurélien AudevardQuelques cris plaintifs, attirent notre attention sur des petits bouchons gris qui flottent au loin sur l’eau lisse de l’étang. Au passage d’un Goéland leucophée un peu trop curieux, les petites boules grises disparaissent aussitôt dans un feu d’artifice d’éclaboussures. Sitôt le danger passé, les frêles Grèbes à cou noir réapparaissent et reprennent leur vie paisible de pêcheur.