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Alors que la LPO association locale PACA, forte de plusieurs centaines d'hommes et de femmes bénévoles, oeuvre quotidiennement pour la sauvegarde des espèces menacées, des tireurs abattent ces mêmes espèces aux statuts patrimoniaux pourtant déjà fragiles.

A l'aube de la saison de chasse 2011-2012, la LPO PACA tire la sonnette d'alarme. Au cours des trois dernières saisons de chasse, près d'une centaine d'oiseaux protégés a été recueilli au Centre régional de sauvegarde de la faune sauvage de Buoux (Vaucluse) suite à des tirs illégaux. Parmi eux, seuls 32 ont pu être sauvés.

Depuis le 11 septembre 2011, jour de l'ouverture officielle de la chasse, un Hibou moyen-duc (Marseille), une Bondrée apivore (Coudoux), un Faucon Emerillon (Lambesc), un Faucon crécerelle (Cadenet) et un Faucon pèlerin (Marseille) ont été accueillis suite à des actes de braconnage.

Des espèces protégées depuis plus de trente ans, toujours victimes de tirs illégaux

Depuis 1976, tous les rapaces présents sur le territoire français sont protégés par la loi mais les préjugés à leur égard semblent toujours aussi tenaces et la destruction de certaines espèces reste une pratique largement répandue malgré une interdiction vieille de plus de 30 ans !

Depuis 1996, le Centre de sauvegarde de la faune sauvage de Buoux, propriété du Parc naturel régional du Luberon et géré par la LPO association locale PACA accueille des oiseaux victimes de tirs illégaux. Pour la quatrième année consécutive, les actes de braconnage sont mis en évidence par radiographies
systématiques des animaux accueillis pendant la période légale de chasse (de septembre à février). Après 3 années de suivi, la LPO PACA dénonce une
augmentation des actes de braconnage : 22% des animaux recueillis au Centre pendant l'hiver 2010-2011 étaient concernés ! Le braconnage devient alors la première cause d'accueil en période hivernale.

Les données enregistrées par le Centre ne représentent que la partie émergée de l'iceberg car, dans de nombreux cas, l'oiseau meurt sur le coup ou n'est jamais retrouvé et ne peut, de fait, être pris en compte dans les chiffres.

Rappelons que la destruction d'une espèce protégée est constitutive d'un délit et les coupables s'exposent à une peine d'un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende. La LPO association locale PACA demande à tous les usagers de la nature de pratiquer leurs activités dans le respect de la loi visant à protéger notre patrimoine.

Le rôle prépondérant du Centre régional de sauvegarde de la faune sauvage

Le Centre accueille les animaux blessés et assure une mission d'information sur tous les sujets concernant la faune sauvage en détresse, et notamment des « bilans braconnage » chaque année.

Si vous trouvez un animal sauvage en détresse, contactez le Centre au : 04 90 74 52 44

Télécharger le communiqué de presse du 18 11 2011