Visites au Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage à Buoux en octobre et novembre 2017

Le Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage à Buoux accueille la faune sauvage en détresse de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le Centre est géré par la LPO, et son fonctionnement est rendu possible grâce aux dons, car les quelques financements publics sont en constante diminution. A bon entendeur, salut !

Lorsqu’une personne découvre un animal en détresse, elle doit prendre contact avec le Centre (04 90 74 52 44) qui lui prodigue les premiers conseils, ainsi que le numéro de téléphone d’un bénévole transporteur. Celui-ci ira chercher l’animal ou le dirigera vers un vétérinaire bénévole, pour ensuite le transporter, le plus rapidement possible, vers le Centre.

Pique nique pour les bénévoles, le 8 octobre 2017, à Buoux

Le dimanche 8 octobre 2017, le Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage organise un pique nique à Buoux  pour les bénévoles transporteurs, les vétérinaires du réseau, les soigneurs, et les bénévoles du centre de soins.  Sylvie et Valérie, bénévoles du Groupe Local Littoral Ouest Varois, participent à cet évènement. Elles en ont profité pour transporter un hérisson, ainsi que du matériel pour le Centre (cages, croquettes, liquide vaisselle, gants, balance, huiles essentielles, etc ..).

A l’issue du repas, un superbe oiseau, prêt pour sa migration vers l’Afrique, est relâché: 

un Circaète Jean le Blanc.

Cette journée fort sympathique donne à Sylvie et Valérie une forte envie de revenir au Centre par la suite.

 

Un saut à Buoux, le 1er novembre 2017

Sylvie, membre du Groupe Local Littoral Ouest Varois, est aussi bénévole transporteur de la faune sauvage. A ce titre elle prend contact avec la clinique vétérinaire d’Alain Moussu à Hyères avant de partir pour quelques jours de vacances avec sa fille dans le Lubéron. On lui confie un flamant rose, un petit hérisson, et un un épervier. Le flamant rose passera la nuit dans sa salle de bain dans un grand carton avec un bol rempli d’eau et de krill (crevettes miniatures que l’on peut trouver sous forme de cubes congelés pour les aquariophiles). Il se nourrit seul, et Sylvie peut observer de près, avec grand intérêt, sa méthode de filtrage.

Le hérisson, en plus de son carton, aura le droit d’être enfermé dans la cage du chat, car c’est un roi de l’évasion.

Au petit matin, le hérisson va bien, et le flamant est toujours faible, mais l’épervier, espèce très sensible au stress, n’a pas survécu à la nuit.

Tout ce petit monde part de bonne heure pour arriver à Buoux en milieu de matinée.

Les soigneurs examinent attentivement le flamant, une espèce peu courante au Centre. Il a un hématome à l’aile, et il ne tient pas sur ses pattes à cause d’une fracture au niveau de la colonne. Il sera installé dans un enclos bricolé avec les moyens du bord.

Plus tard, on apprendra que le flamant n’a pas survécu au premières 48 heures, à la suite d’une hémorragie interne.

C’est malheureusement le lot des bénévoles transporteurs de constater parfois le décès d’animaux qu’ils ont transportés, mais cela ne les décourage pas quand ils pensent à tous ces animaux qui ont retrouvé liberté, et qui sans eux et le centre n’auraient pas survécu.

 

Bénévolat au Centre de Soins à Buoux le 17, 18, et 19 Novembre 2017

Le 17 Novembre 2017, Sylvie et Valérie repartent pour un week end de bénévolat au Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage. Leur voiture est remplie de dons divers, notamment ceux récupérés à l’issue du Forum sur la condition animale à la Seyne-sur-Mer.

Elles récupèrent un jeune hérisson et un Grand-duc lors d’un arrêt à la clinique vétérinaire du Docteur Mary, à Pertuis. Ce pauvre animal a été plombé au Beausset. La radio montre les dégâts.Au Centre, les soigneurs procèdent à l’examen du Grand-duc. Son aile sera bandée afin que l’os se ressoude. L’ animal sera gavé afin de l’obliger à survivre. En effet, un animal blessé et stressé par la captivité aura tendance à se laisser mourir. Il sera donc gavé dans un premier temps, et dès qu’il se nourrit seul, le gavage cesse.

La journée de travail commence le lendemain dès 9h00. Des bénévoles font la tournée des volières pour nettoyer les cages et nourrir les animaux, d’autres sont en salle de soins.

Grand-duc d’Europe

Beaucoup d’espèces d’oiseaux payent un lourd tribut à la chasse ou à la circulation automobile, et sont de plus en plus nombreux à être reçus au Centre. Parmi ces espèces, on compte les Buses variables, les Grand Corbeaux, les Grand-ducs, les Chouettes hulottes, les Effraies des clochers, les Hiboux des marais, les Perdrix rouges, et les Grosbecs casse-noyaux. Certains doivent être gavés, alors que d’autres peuvent se nourrir seuls. Parfois le stress entraîne une crise cardiaque. Il faut donc savoir travailler dans le calme et le silence.

Buse variable et Chouettes hulottes

Les oiseaux en meilleure forme et en rééducation pour le vol sont installés en volière. Il y a également des individus qui ont été imprégnés par l’homme et qui n’ont plus peur de lui. Il arrive même qu’ils se jettent sur les soigneurs. Leur plumage est souvent abimé et leurs pattes estropiées. La captivité fait souvent de gros dégâts sur certaines espèces telles que les Buses féroces et les Aigles bottés. Les oiseaux ne peuvent être relâchés sans une période de réadaptation, parfois très longue.

Dans les volières, il y a de gros spécimens (Aigle royal, Vautour fauve, Buses, et Circaètes), ainsi que d’autres plus petits (Chevêches d’Athéna, Faucons crécerelles et hobereaux, Petit-ducs scops). Ceux là, ainsi que le Circaète ayant raté la migration, passeront l’hiver au centre.

Dans la salle de quarantaine, des hérissons sont repartis dans plusieurs cages. Des mesures strictes d’hygiènes sont prises afin d’éviter toute contamination. Chaque cage a son propre matériel de nettoyage, et avant toute manipulation, il faut bien faire la différence entre matériel souillé et matériel non souillé. Ces soins quotidiens nécessitent beaucoup de matériel, tel que carton, papier journal, copeaux de bois, lessive st marc, produit vaisselle, crème à récurer, gants plastiques, éponges, autant de choses pouvant être facilement données au centre.

Tout en apportant leur pierre à la protection de la vie sauvage tout au long de ces trois jours, Sylvie et Valérie sont touchées par le travail, le dévouement, et l’engagement des équipes du Centre. Elles expriment un grand merci, en particulier, à Aurélie, Léo, Julien, Marine et Léa.

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Durant ces visites au Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage en octobre et novembre 2017, Sylvie et Valérie ont eu l’occasion de participer au travail des équipes du Centre, composées de soigneurs et d’écovolontaires. Ceux-ci sont ou bien engagés pour une durée d’un mois environ, ou bien des jeunes gens en service civique pour une année. Le Centre est ouvert tous les jours, et doit parfois faire face à de nombreux appels téléphoniques, avec des interlocuteurs pas toujours compréhensifs.

Organiser le rapatriement d’un oiseau n’est pas toujours chose facile, ni pour les bénévoles transporteurs, ni pour les vétérinaires référents qui peuvent être parfois surchargés.

Les chances de survies des animaux recueillis sont toujours incertaines. Mais lorsqu’un animal est relâché dans la nature, c’est toujours une grande récompense.

 

Sylvie

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