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SORTIES NATURE

JARDIN DU LAS 23 NOV 2019

 

Le Var la région de France la plus riche en terme de biodiversité

Une matinée des plus intéressantes ce samedi 23 novembre 2019 au Muséum départemental du VAR.
Par suite des pluies soutenues ces derniers jours, et du risque de chutes de branches, il n’a pas été possible d’accéder au Parc fermé par mesure de sécurité. Ce sera pour une prochaine fois.

Néanmoins, nous étions 8 bénévoles (sur 23 inscrits) à nous retrouver comme prévu à 9h à l’entrée du site, où nous attendait Denis, ornithologue et conférencier. Accueil des plus sympathiques et durant plus de 3 heures visite commentée des différentes collections.

Première station : La salle de présentation du Var.
Ecrans tactiles, cartes du département montrant les différents espaces qui composent le Var.

La région PACA offre la plus grande biodiversité en France sur un territoire qui s’étend des Alpes au pourtour de la méditerranée. La région abriterait près de 85% des espèces de mammifères de France continentale, plus des deux tiers des espèces de reptiles et plus de la moitié des espèces
Le Var, avant l’Hérault, est le département possédant la plus importante biodiversité de France.

○ La côte avec deux zones marécageuses : Hyères et Fréjus.
○ Une zone de roches très anciennes volcaniques métamorphiques avec la Colle du Rouet par exemple.
○ Le centre Var.
○ Le Haut Var avec son point culminant, la montagne de Lachens (1700 m) dans les Préalpes.

Pour chacune de ces zones des espèces particulières sont présentes.

A Hyères et sur la presqu’île de Giens, présence du Goéland railleur (mais prédaté par les busards qui mangent les petits), des Plongeons Huar en hiver, très rares (10 couples) et du Talève sultane, de la famille des Rallidés, sorte de grosses poules d’eau (plumage un peu violacé), une nouvelle recrue dans le Var.

Toute l’année, on peut observer le Faucon pèlerin, le Merle bleu et les Fous de bassan (Pointe des Chevaliers).
La population de Flamants roses a doublé, mais ne s’y reproduit pas, sûrement par manque d’étendue et de niveau d’eau suffisants contrairement à la Camargue. Le Flamant est une espèce dite « naïve », c’est-à-dire qui ne se défend pas face à un prédateur (le renard, par exemple).

Une autre espèce rare, les Puffins, oiseaux pélagiques (« naïfs » prédatés par les rats noirs et les chats). Ces oiseaux peuvent nicher dans des terriers de lapins. Cri caractéristique (chant des sirènes dans l’Odyssée d’Ulysse).

Plus à l’intérieur des terres : particularité géologique massifs des Maures et Estérel avec substrats rocheux très anciens (avant les dinosaures) très forestiers et minéraux (volcaniques et métamorphiques), très siliceux.

Une population de Pies grièches écorcheurs en déclin alarmant, une des causes est le manque de nourriture (gros insectes).

En revanche, le Pic noir souvent inféodé aux hêtraies sapinières, s’accroît dans une association feuillues résineux, et aussi châtaigniers pins.

Lachens, la seule sapinière du Var – Canjuers reconnu comme la plus belle réserve de Provence ( mieux que le Mercantour … ) avec grands espaces cultivés et pâturés avant la création du parc … Les bergers sont autorisés à y passer pour la transhumance … 

Le Haut Var et le camp militaire de Canjuers, en particulier, est une réserve (mieux que le Mercantour) pour de nombreuses espèces telles que les perdrix sauvages, les cerfs, les loups, les vautours (qui viennent manger)., Pies grièches méridionales et écorcheurs, présence de rosiers épineux idéaux pour ces espèces.
Les bergers sont autorisés à y passer pour la transhumance, absence de pesticides.

Deuxième station : La salle Paléontologie. Avec des représentations en silicone d’un « varipractore » en taille réelle. Espèce de dinosaures à plumes et petites ailes atrophiées, il avait les os creux et pondaient des œufs. Un bec qui n’en est pas vraiment un et muni de dents !
Il serait néanmoins l’ancêtre des oiseaux.

Troisième station : La salle de zoologie et les collections d’oiseaux : rapaces, oiseaux d’eau, oiseaux des jardins, migrateurs et sédentaires Beaucoup de questions ont été posées au conférencier.



Pas de regret pour le Parc, nous y reviendrons au printemps, la visite du Muséum fut très intéressante et vivante, avec un guide passionné et passionnant ! Un grand merci à Denis !

Notre visite s’est terminée par la Salle d’exposition temporaire, consacrée à Jules Vernes. Notre guide y fut le capitaine Nemo pour un beau voyage à travers les bancs de poissons, les baleines, et l’histoire du XIXème siècle aux découvertes les plus récentes.

Le texte et les photos sont de :
Sylvie, Agnès et Katherine

 

2 réponses sur « JARDIN DU LAS 23 NOV 2019 »

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