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COMME ON FAIT SON NID ON SURVIT !

Conférence présentée par Pierre Reynaud, Docteur ès-sciences au Relais socio-culturel Peiresc le 12 février 2020

Le mercredi 12 février au relais Peiresc de Toulon une soixantaine de personnes avait bravé l’énoncé de ce titre fort peu racoleur pour assister à la conférence de Pierre Reynaud sur la nidification des oiseaux.

La conférence a débuté par quelques généralités :

sur la taille (ex de l’œuf d’autruche qui est 4200 fois plus lourd que celui de colibri et qui peut supporter jusqu’à 70 kg),

sur la forme (ex de l’œuf piriforme et autonettoyant du guillemot de Troïl, l’œuf pointu des limicoles),

sur la couleur (qui est plus sombre vers les pôles que vers l’équateur).

Notre auteur a dérouté toute l’assistance en affirmant qu’en ornithologie, dès qu’une règle semblait bien établie, surgissait un contre-exemple ; mais, c’est cela aussi la diversité biologique. 

Un grand chapitre était ensuite consacré aux nidifuges : ceux qui éclosent couverts de duvet, et capables de marcher ou de nager, l’œil ouvert.

Pour eux, le nid n’a d’importance que pendant l’incubation.

Il est donc assez fruste. L’important, c’est le camouflage des œufs puis des poussins.

Les nidicoles, nom donné aux oisillons qui éclosent, nus (ou presque), aveugles (ou non), incapables de survivre sans l’intervention de leurs parents, qui ont un nid bien plus élaboré, qu’il soit en paille (habileté des tisserins), en branchettes (pie, cigogne, aigle…), creusé dans le bois (pic noir) ou dans le sol (guêpier, hirondelle de rivage) ou encore bâti en adobe (fournier roux).

Un deuxième dossier présentait les réalisations des espèces commensales de l’homme.

Le présentateur insistait sur la confection de plus en plus complexe de la construction, mêlant paille, bois, argile, crins (grive leucomèle) etc… et la grande variété de structures que l’on pouvait trouver chez une même espèce dans un même habitat (ex : le moineau domestique).

Cette diversité se retrouve au niveau de la famille des hirondelles.

Les martinets, en n’usant que de leurs plumes et de leur salive arrivent aussi à des structures très particulières.

Des nids en feutre (mésange à longue queue, rémiz penduline), des nids géants (Ombrette, alecto) ou minuscules (colibris) complétaient la présentation.

Un dernier chapitre sur les ruses des cuculidés pour pondre et les techniques de protection contre les parasites n’a pu, faute de temps, être exposé.

Et oui, dommage ! l’heure avait tourné trop vite et il fallait déjà rendre les clefs de la salle !

Cela ne fait rien, somme toute le menu était bien copieux, et, quel régal pédagogique pour toute l’assistance !

Merci Pierre pour cette belle conférence.

 

 

1 réponse sur « COMME ON FAIT SON NID ON SURVIT ! »

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