Des nichoirs à insectes à Fabrégas avec l’AMIQ

Cette matinée ensoleillée du vendredi 21 avril, Aline, Dominique, Monique, Jean-Claude
et François-Marie retrouvent Élodie et huit de ses petits jardiniers malins de l’AMIQ.
Nous sommes accueillis par Bruno Oberti, le maraicher bio installé sur le domaine de Fabrégas.
Tous ces acteurs sont bien décidés à lutter contre la catastrophe qui nous menace :

le déclin des populations animales sauvages, qui porte atteinte à la santé des écosystèmes.

Arrivés un peu plus tôt pour préparer les ateliers, nous allons observer les deux nichoirs à Mésanges posés cet hiver. Voir : POSE DES NICHOIRS DE L’AMIQ À FABRÉGAS

Des Mésanges bleues se sont appropriés les deux.

Les bricoleuses font une pause pour observer l’arrivée d’une Mésange bleue au nichoir

La rapidité avec laquelle ils ont été occupés démontre bien que l’agriculture biologique est la solution naturelle et efficace pour nourrir aussi bien l’homme que la faune et la flore sauvage.

Les champs sont parsemés de fleurs indigènes qui font le régal des insectes,
qui eux-mêmes sont au menu des oisillons.
Et en plus, c’est beau !
La tache rouge au fond, ce n’est pas un Coquelicot, c’est Bruno, un paysan heureux.
  Tout ce petit monde se répartit en quatre ateliers.
Deux pour la construction de nichoirs à Bourdons avec Dominique et Monique,
un autre avec Jean-Claude pour installer les abris à Papillons

et le quatrième avec Aline pour fabriquer et poser les nichoirs des Abeilles sauvages.

Petit comparatif entre l’efficacité des Abeilles domestiques et les Bourdons
en ce qui concerne la pollinisation en plein air dans nos jardins :
– Alors que les abeilles domestiques n’œuvrent que dans un rayon limité autour des ruches,
il peut y avoir un nid à Bourdon dans un pot à fleur retourné dans chaque jardin.
– Alors qu’en début de saison l’abeille domestique hésite encore à sortir parce qu’il fait un peu trop froid ou qu’il pluvine un peu,
dès 8°C le bourdon travaille déjà à la pollinisation des fruitiers précoces.
– Alors que l’abeille attend que le soleil soit bien levé, le bourdon travaille dès l’aube.
– Alors que l’abeille s’arrête dès que le vent atteint 30 km/h,
les bourdons travaillent tant qu’il est inférieur à 70 km/h.
Bien que moins nombreux dans un nid naturel que les abeilles domestiques dans une ruche de producteur de miel, le bourdon est le plus efficace des deux dans un jardin.
Et pour la pollinisation des tomates ou des myrtilles, le bourdon est le seul spécialiste car lui,
il sait faire trembler les fleurs!
Bourdon terrestre à Fabrégas
Installer un nichoir à Bourdons consiste à proposer aux reines un lieu accueillant pour y construire leur ruche. En effet, chez les Bourdons, seules les reines survivent en hiver et dès le printemps elles se mettent à la recherche d’un abri. Ce sont ces très gros Bourdons que l’on voit voler dès le début du printemps au ras du sol. Les Bourdons recherchent souvent un ancien terrier de rongeur… Mais les nichoirs à oiseaux sont parfois utilisés.
Voir un exemple dans un article précédent : LES NICHOIRS DE LA COUDOULIÈRE
Il est cependant préférable de placer le nichoir au sol, voire sous le sol.
MODE D’EMPLOI :
1- Faire un trou
2 – Mettre des copeaux de bois au fond du trou
3 – Poser le pot à l’envers
4 – Mettre de la terre autour du pot et bien tasser
5 – Fabriquer un toit avec une planchette
6 – Couvrir l’orifice du pot avec la planchette
 
Des jolies pierres en grès rouge de Fabrégas et le mistral peut souffler
L’établi et la scie ont toujours autant de succès avec les bricoleuses.
C’est tant mieux pour nos Abeilles caulicoles qui trouveront ainsi un gite pour leurs larves.

  

Et voilà le résultat
Impossible d’oublier les Papillons !
Ils sont là autour de nous et si beaux.
Leurs abris pour l’hiver déjà prêts n’ont plus qu’à être posés.
La Mélitée orangée ouverte
F-M Z
Photos : François-Marie

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