Une zone humide préservée

En 30 ans, nous avons fait disparaître la moitié de nos zones humides.
Et pourtant, elles sont précieuses à bien des titres.
Certaines sont parfois sauvées. C’est le cas de la prairie humide de La Lieurette à Hyères
qui bénéficie depuis longtemps de toutes les attentions du groupe local Hyères-Les Maures.
Ils ne manquent pas de travail car les menaces sont bien réelles.
Ce sont les pollutions causées par des eaux chargées de produits chimiques,
 les déchets plastiques et autres gâteries relâchés dans la nature,
ainsi que les espèces exotiques envahissantes qui étouffent les autres.

Zones humides Hyères

Le 31 mars dernier, lors du renouvellement de la convention Refuge LPO,
Véronique a été séduite par ce site. Elle a réussi à nous programmer une sortie
pour le groupe animée par André Zammit, bénévole au groupe Hyèrois.
Samedi 12 mai, à 9h00, douze de nos bénévoles sont présents à l’entrée du Refuge.
André se fait un plaisir de nous en conter l’histoire, avant de nous guider pour une balade naturaliste passionnante.
En sortant les sacs des voitures, nous profitons déjà d’un concert offert
un Loriot d’Europe s’essaie à glisser quelques unes de ces notes puissantes et flutées.
Dès que nous commençons la balade, une Pie grièche écorcheur se pose sur un arbre.
Nous avons tous le temps de bien l’observer à la lunette.
Grâce à André, nous avons pu recenser ainsi pendant deux heures
pas moins de 30 espèces d’oiseaux. Et en final, alors que nous avions trop vite rangé nos appareils photos et nos jumelles,

un Coucou geai vient se poser en chantant sur un arbre pas très loin de la clôture.

Tout au long de notre balade, nous sommes immergés dans une flore exubérante.

Renoncule à feuilles capillaires Ranunculus trichophyllus
L’Achillée millefeuille aux multiples vertus connues depuis la préhistoire
Cresson de fontaine Nasturtium officinale
Pigamon jaune, Pigamon noircissant Thalictrum flavum

Toutes ces plantes font le bonheur de nombreux insectes et araignées en tout genre.
Quelques grenouilles font entendre timidement leur chant. Elles se réservent pour la nuit.
Rainette méridionale juvénile hyla meridionalis
Nous ne quittons pas cette belle prairie fleurie sans voir les mares,
qui malgré les pluies récentes ne débordent pas vraiment.
Une buse amène les eaux pluviales dans celle-là.
Celle-ci exempte de déversements pollués est beaucoup plus verdoyante.

Ce cheval doit faire partie de l’équipe soignante par équithérapie

La famille Colvert aperçue au départ est toujours là, sauf le père qui s’est absenté.

Un grand merci à André Zammit pour avoir partagé son amour de la Nature avec nous.

Ainsi qu’à Véronique qui est à l’origine de cette superbe balade.

Ce 12 mai, c’était aussi la Journée mondiale des oiseaux migrateurs fêtée dans 60 pays.

Crédits photos : Jean-Claude et François-Marie

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