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La Camargue sous la pluie

Dimanche 8 février 2026.

En ce petit matin de février à la météo changeante et incertaine, après plusieurs annulations, nous sommes quand même une bonne douzaine à nous retrouver au point de covoiturage pour notre sortie au nom poétique : “Hiver en Camargue”.

En effet, après plusieurs jours à consulter différents sites météo et à recouper les infos, et une reconnaissance sur place faite dans la semaine, on s’est décidés à maintenir notre sortie organisée dans le cadre de la Journée Mondiale des Zones Humides.

On a bien fait.

Les grues cendrées étaient au rendez-vous. Posées dans les rizières,

Photo – Christophe Nguyen-the

où elles se nourrissent de grains de riz restés au sol, de tubercules et racines (dans la terre humide), et de petits invertébrés (insectes, larves, vers ou mollusques). Elles préfèrent ces grands champs aussi parce qu’elles peuvent mieux anticiper leur fuite en cas d’attaque de prédateurs.

Également observés : hérons cendrés, hérons garde-boeufs, bergeronnettes grises, moineaux domestiques, pinsons des arbres et autres bruants (proyer ? Trop éloignés pour les identifier à coup sur)

Photo – Rachida Kebiche

Une jeune cigogne noire nous a également fait la surprise

Photo – Rachida Kebich

d’apparaître au milieu des cigognes blanches, dans un grand pâturage déjà bien occupé par plusieurs taureaux et un petit groupe de grues cendrées qui avaient délaissé les rizières. L’un d’entre nous a même pu apercevoir la fameuse bouscarle de Cetti (qui chante fort, mais ne se laisse pas facilement voir d’habitude). Buses variables et faucons crécerelles sont à l’affut au sommet des arbres.

Sur un autre site, nous avons apercevoir des grands cormorans perchés sur les branches d’un même arbre, un chevalier arlequin en plumage d’hiver (bec rouge et noir, larges sourcils blancs dessinant un masque sans pareil lorsqu’il se montre de face) pataugeant au bord d’une langue de terre, plein de foulques macroules, des grêbes huppés, quelques flamants roses (en plein vol !), des goélands (ne les oublions pas), etc.

Et puis, au loin, sur un plan d’eau, des cygnes, et plusieurs oiseaux aquatiques hivernant chez nous, tels que canards souchets et nettes rousses.

Nous avons ainsi visité pas moins de 4 points d’observation, malgré la pluie qui, graduellement, s’est intensifiée. Un vrai temps irlandais !

Malgré le fait que chacun de nous avait concoté un délicieux picnic pour le midi (à n’en pas douter), nous avons du prendre la décision d’écourter notre sortie et rentrer nous mettre au sec en mi-journée, heureux d’avoir pu faire ces belles observations et pris quelques photos.

Merci et félicitation aux courageux participants

Rachida et Christophe

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