Conférence sur les papillons de Sicié

Samedi 30 mars, à la Seyne-sur-Mer, une météo estivale attire plutôt les gens vers les plages. Et pourtant, à 16h00 à la médiathèque Andrée Chedid, une trentaine de personnes sont là pour la conférence de Jean-Claude.

Cette conférence s’intègre dans le cycle thèma « Métamorphoses » se déroulant durant tout le premier semestre à la médiathèque Andrée Chedid.

La vie des papillons, passionnante et riche d’enseignements, nous est racontée.

À travers les seize espèces décrites, des plus grands voiliers, comme le Flambé, aux petits Azurés, nous découvrons des phénomènes surprenants.

Flambé, Iphiclides podalirius
Flambé, Iphiclides podalirius
Papilio machaon L.
Le Machaon, le Grand Porte-Queue
Charaxes jasius L.
Le Jason, le Pacha à deux queues

Certains papillons sont migrateurs. C’est le cas de la Belle-Dame. Jean-Claude nous apprend qu’elles remontent du Maghreb au printemps, pour aller parfois jusqu’en Europe du nord. Elles redescendent ensuite à l’automne. Ce voyage est réalisé par plusieurs générations.

Vanessa cardui L. ( = Cynthia cardui)
La Belle-Dame

Leurs exploits sont décrits sur le site BALADES ENTOMOLOGIQUES

 » Chaque printemps, en provenance d’Afrique, elles atterrissent en Angleterre, par vols entiers. Attirées sans doute par les ressources et la belle vie, elles s’installent, profitent, copulent, prolifèrent et… on ne les voit plus. Selon l’hypothèse dite du joueur de flûte de Hamelin (un dératiseur légendaire qui charma et entraîna à leur perte les rongeurs de la ville), elles crèvent sur place.  

L’hypothèse ne tient plus. Grâce aux 60 000 observations d’entomologistes amateurs à l’œil aiguisé – enrôlés dans une opération de science participative à l’échelle de l’Europe – et surtout à un radar, on a pu observer la migration de retour de la génération de fin d’automne de la Belle Dame, Vanessa cardui (Lép. Nymphalidé). Les papillons retournent en Afrique pour hiverner, en volant trop haut pour qu’on les voie : souvent à plus de 1 000 m et à plus de 48 km/h.
Le radar, installé à la station de recherches agronomiques de Rothamsted, a détecté 11 millions de papillons arrivant au printemps 2009 et 26 millions sur le chemin vers le Sud. On estime que le voyage aller, qui peut s’achever au niveau du cercle polaire, est l’œuvre d’individus de 6 générations successives. Avec ses 9 000 km d’amplitude, cette migration est bien plus importante que celle des célèbres Monarques d’Amérique.
D’après « Radar helps solve painted lady migration mystery », par Matt Bardo.
Lu le 19 octobre 2012 à www.bbc.co.uk/ « 

L’Azuré des nerpruns, lui, fait partie des espèces myrmécophiles.

Celastrina argiolus L.
L’Azuré des Nerpruns, l’Argus à bande noire

Sa chenille sera soignée par les fourmis Lasius niger, Lasius alienus, Lasius fuliginosus et des Camponotus.

Vous pouvez voir d’autres exemples de papillons myrmécophiles comme l’azuré du baguenaudier, Iolana iolas,filmés sur le site filming-varwild.com

La conférence terminée, les questions du public sont nombreuses et les discussions doivent s’arrêter avant la fermeture de la médiathèque.

Les photos de papillons sont de Jean-Claude

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