Sur les traces du castor

Par ce beau matin du 17 octobre, c’est la sortie du groupe local LPO GAP. Nous sommes une dizaine, conduits par Didier, à la recherche des traces du castor au bord de la Durance, dans le secteur du confluent de la Luye. Avant de l’atteindre, nous devons trouver notre cheminement parmi un enchevêtrement de hautes herbes, ronces, arbustes, troncs d’arbres en équilibre ou au sol.… Un monde sauvage !
La forêt riveraine montre son évolution constante avec l’apport de plantes pionnières : la Balsamine, le Solidage, l’Erable à feuille de frêne…
Et nous voici au bord de l’eau. La présence du rongeur se révèle de suite par les petits branchages immergés qu’il transporte et stocke près du bord : découpage en sifflet, grignotage de l’écorce des branches dont il se nourrit. Les bois pouvant servir à la construction de leur gîte, de plus grande section, sont taillés en ménageant une «charnière» ; le castor bâtisseur oriente ainsi la chute du tronc d’arbre. Sur la berge, on trouve de nombreux pieds d’arbustes taillés en crayon ou en sifflet, l’animal est donc bien présent.
Quant à pouvoir l’observer, son activité étant plutôt au crépuscule et son gîte difficilement repérable, il ne faut pas trop y compter. Il pourrait en l’occurrence se situer quelque part sur la rive en face très surélevée. L’entrée de son gîte se trouve toujours sous l’eau, et son aération est cachée en surface par des herbes ou des branchages. Ce ne sera pas pour aujourd’hui.
Didier nous explique le retour de l’animal sur le territoire après avoir échappé de peu à son extermination, ses mœurs, la vie de la cellule familiale, etc… Journée passionnante dans le magnifique environnement haut-alpin.

Texte de Christiane et Corinne.

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