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La vallée du Calavon

Dimanche 15 mars 2026,

le Héron organisait une sortie publique dans la vallée du Calavon. Comme on ne ménage pas nos efforts au Héron, les participant-e-s avaient le choix entre deux options, un parcours cycliste de l’ancienne gare de Lumières à Apt par la véloroute et un parcours pédestre sur les terrasses de Goult puis les rives du Calavon. Deux sorties en une en quelque sorte.

Parcours cycliste

En cours de rédaction

Parcours pédestre

Photo et composition – Rachida Kebiche

Départ du parking de Lumières, nous traversons l’Immergue et longeons la route quelques temps au milieu de parcelles cultivées. Oiseaux des villages et jardins, mésanges charbonnières et bleues se rassemblent autour d’une mangeoire bien garnie, les serins cinis lancent leurs gazouillis précipités depuis le sommet des arbres et les discrets verdiers font entendre leur chant étrange, assortiment de sons doux, flutés et de crécerelles.

Photo – Rachida Kebiche

Un milan noir passe, le premier de l’année !

Photo – Rachida Kebiche

Nous montons rapidement à travers les anciennes terrasses envahies par la forêt. Le « Huit huit » sonore de la sittelle torchepôt, la ritournelle du grimpereau des jardins et la cascade du pinson des arbres se font entendre et ne nous quitteront plus de notre balade sur les pentes de Goult. De curieux champignons en forme de bourses s’ouvrant en coupes à la surface du sol nous retiennent un moment. Il s’agit sans doute de la pézize du cèdre.

Arrivés sur la crête, nous approchons du village perché,

Photo – Rachida Kebiche

accompagnés par les fauvettes à têtes noires, fauvettes mélanocéphales et rougegorges familiers cachés dans les buissons. Nous prenons le temps d’admirer les nombreuses plantes et fleurs au bord du sentier, coronille, soucis, pensée sauvage, véronique, orchis géant, asperges sauvages, fragon petit-houx, nerprun alaterne, fumeterre officinale, euphorbe dentée, mercuriale, peigne de vénus, bellevalie douteuse, …

Photo – Rachida Kebiche

Sur les vieux mur en pierre sèche, capillaire trichomane, nombril de venus.

Photo – Rachida Kebiche

Nous arrivons sur la terrasse à l’entrée de Goult, accueillis par le rougequeue noir. Un faucon crécerelle vient se poser sur une antenne de télévision juste au-dessus de nous. Fournisseur de perchoirs, un des rares bénéfices de cette invention pour la biodiversité.

Photo – Rachida Kebiche

Nous redescendons au son du tchiff tchaff du pouillot véloce. Un grand rapace traverse l’horizon devant nous, ventre blanc mais la queue est sombre. Est ce l’un des premiers circaètes Jean le blanc de retour de migration ou l’un des rares aigles de Bonelli du Lubéron ? Porté par le mistral il est passé trop vite pour que nous puissions trancher.

Arrivé au gué de l’Immergue, nous constatons que le petit cours d’eau gonflé par les pluies de l’hiver est devenu un torrent infranchissable. Nous rebroussons chemin et regagnons Lumières par la route, non sans avoir profité du spectacle que nous offrent trois buses variables jouant avec le vent.

Photo – Rachida Kebiche

En descendant vers le Calavon pour piqueniquer nous apercevons un épervier qui part se cacher dans les pins au dessus de Lumières.

Pour terminer la journée, petite balade autour de la Virginière au bord du Calavon. Poule d’eau, Orites à longue queue dans les arbres et vols de nombreux passereaux au dessus des prairies (chardonnerets élégants, étourneaux sansonnets, serins cinis, pinsons des arbres).

Photo – Rachida Kébiche

Un pic vert ricane et nous rejoignons l’ancienne gare de lumière pour retrouver nos camarades cyclistes. Quinze heure, il est temps de rentrer pour aller voter.

Une balade vivifiante, où nous avons profité d’un paysage de garrigue inhabituel, verdoyant et saturé d’eau.

Christophe (texte) et Rachida (Photos)

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