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Triple compte rendu Post AG LPO PACA 2021

Aujourd’hui, ce n’est pas un, mais bien trois compte rendus que nous vous proposons.

En effet, l’Assemblée Générale de la LPO PACA s’est tenu à Marseille cette année. Et comme il est de tradition, s’ensuit des sorties dans les alentours au lendemain. 

C’est dans cet esprit de faire découvrir notre Richesse Marseillaise à des Ornithos et naturaliste venant de toute la région que nous avons proposé 4 sorties en 3 lieux différents.

En effet, la période n’étant plus très propice à l’observation d’oiseaux dans la bande littoral, nous avons été deux à proposer une sortie au même endroit, que nous jugions opportun.

Par avance, le Groupe Local Marseille remercie tous les participant(e)s de ces sorties.

Bonne lecture à tous

Vallée de Saint Pons

Le lendemain de l’AG de la LPO PACA, La promesse d’ombre et de fraicheur a séduit une partie de nos amis.
Nous étions 11, rendez-vous était pris pour 8 heures à l’entrée du Parc.

Bien avant de franchir l’entrée du Parc, Monsieur Rossignol était à son emplacement habituel pour nous offrir sa belle mélodie. Quelques pas plus loin c’est au tour du Rouge-Gorge de se signaler.
 Nous avançons tranquillement car notre accompagnatrice, gestionnaire du Domaine départemental de la Vallée de Saint Pons nous partage ses multiples connaissances naturalistes, mais aussi historique…

Premier arrêt, pour découvrir un arbre qui a retenu toute notre attention, il s’agit de l’Ailante, espèce végétale exotique envahissante en PACA, en 25O ans, il s’est répandu sur tout le territoire métropolitain et est devenu très abondante sur le pourtour méditerranéen.
 Notre avancée se fait à l’ombre à l’abri d ‘une belle diversité d’arbres, certains ont plus de 200 ans, c’est toujours fascinant de savoir qu’ils étaient présents durant cette évolution que la Vallée a connue,

Nous empruntons le trajet de l’ancienne route de Marseille et l’histoire nous entraine du XVIIème siècle, avec la célèbre famille noble d’Albertas, et sa fabrique de papier, au XIX -ème avec une scierie, puis une briqueterie qui s’implanterons sur le lieu. L’eau abondante apportant l’énergie nécessaire à ces activités avec plusieurs moulins. 

Puis nous arrivons au pied de l’Abbaye avec une présence religieuse dès le XI -ème siècle, histoire et légende. Il y a tellement à dire en tout point sur cette extraordinaire vallée et sa faune remarquable : Le Muscardin doré, le Cincle Plongeur, le Chevreuil ou l’emblématique Aigle de Bonelli, sont présents sans oublier les 18 espèces de chauves-souris dont notre guide nous parle avec passion.

Nous nous séparons à la fin de cette sortie ou ornithologie, botanique et histoire se sont répondus, avec la promesse de sorties communes avec des groupes locaux voisins et de retours dans ce lieu magique à d’autres saisons…

Un merci tout particulier à notre guide tellement investie et passionnée.

Corinne, Yves et Brigitte

Pour notre part nous avons vus ou entendus :

  • Mésange Bleue
  • Mésange charbonnière 
  • Rossignol
  • Geai des chênes 
  • Troglodyte mignon
  • Choucas
  • Ramier
  • Rouge-Gorge
  • Pouillot ?
  • Pinson des arbres
  • Roitelet ?
  • Calopterix
  • Cordulegastre annelé 

Île du Frioul

Après la sortie Junior du mois de Mars et celle « des grands » en Avril pour rechercher les migrateurs, c’est au tour d’un petit groupe des participant(e)s de l’AG de s’élancer pour les îles de Frioul.

La période est moins propice et c’est avec un parcours incluant les rares zones d’ombre bien en tête que nous nous rejoignons pour prendre la navette.

La montée sur le bateau se fait sous les cris des martinets noirs et pâles ainsi que le passage d’un cormoran huppé. 

L’occasion d’évoquer les difficultés d’identification de ces espèces lors de la traversée.

Dès les premiers pas sur l’île de Ratonneau la radio ornitho marseillaise fonctionne bien… Prévenu par Baptiste qui avait vu passer la photo d’un moineau « aux joues blanches » toute l’attention du groupe se porte sur les moineaux qui s’affairent et très rapidement, un puis deux puis trois mâles attirent l’attention.

Joues blanches avec virgule marron, calotte brune mais avec toujours une trace de gris plus ou moins étendue, ce sont des hybrides de moineau domestique/cisalpin.

Le passage régulier de bateaux de croisière n’est peut-être pas pour rien avec leur présence au Frioul…

Après ces débuts un peu « techniques » direction la pointe du Brigantin en espérant observer des oiseaux de mer. 

Malheureusement ce sont d’autres « oiseaux » que nous découvrons … Une trentaine de jeunes gens dispersés un peu partout sur un fond de musique semble se remettre d’une nuit difficile. 

Nous partageons donc un endroit dégagé avec une famille de goélands plus ou moins conciliante. 

Si la mer est splendide, seuls les goélands la survolent ; mais du haut de notre perchoir, nous avons une vue plongeante et pouvons reprendre les critères d’identification du martinet pâle dans des conditions optimales ainsi que ceux du cormoran huppé !

La chaleur se faisant sentir, nous repartons vers une des seules zones boisées de l’île escortés par la traditionnelle fauvette mélanocéphale et le chant du rougequeue noir. 

Les poussins goéland juchés sur leurs hautes pattes ont beaucoup de succès et un joli cortège de papillons est découvert le long du parcours. 

Même à l’ombre l’île est calme au mois de Juin et seuls fauvette mélano et moineaux (systématiquement scrutés avec grande attention) sont observés.

Il est temps de partir vers la falaise qui nous a toujours réservé de belles surprises.

C’est à l’ombre d’un mûrier que nous pouvons observer une chevêche qui profite également de l’ombre d’un pan de falaise. Au-dessus d’elle de jeunes choucas réclament l’attention de leurs parents. 

Un peu plus loin ce sont de jeunes crécerelles qui sautillent à flanc de falaise, tout semble donc s’être déroulé au mieux suite aux accouplements observés lors des sorties précédentes.

Alors que nous sortons le pique-nique ce sont les faucons pèlerin qui entrent en action, deux jeunes reconnaissables à leur livrée longent la falaise et ils semblent déjà avoir compris leur place dans la chaîne alimentaire. Tout ce qui vole devant eux fait l’objet d’accélérations ou de piqués sans succès pour le moment.

Le repas se poursuit avec l’observation de ces deux espèces de faucons qui cohabitent à une petite centaine de de mètres de distance.

La chaleur aidant il est temps de conclure cette belle matinée : pour certain(e)s ce sera en allant piquer une tête pour se rafraîchir pour d’autres avec un « supplément » chevêche.

Dans tous les cas j’espère que vous avez pris autant de plaisir à cette sortie que Mélanie et moi-même, un grand merci pour votre convivialité et ces moments de partage.

Nous vous disons à bientôt, n’hésitez pas si vous voulez vous joindre à nous sur certaines de nos sorties ce sera avec joie

Et un grand merci à François-Marie pour les superbes photos !

Mélanie et Anaël

Liste des espèces observées

  • Cormoran huppé
  • Héron cendré
  • Faucon crécerelle
  • Faucon pèlerin
  • Goéland leucophée
  • Pigeon biset domestique
  • Chevêche d’Athéna
  • Martinet noir
  • Martinet pâle
  • Martinet à ventre blanc
  • Bergeronnette grise
  • Rougequeue noir
  • Fauvette mélanocéphale
  • Choucas des tours
  • Moineau domestique
  • Hybride moineau domestique/cisalpin
  • Azuré commun
  • Belle dame
  • Citron de Provence
  • Machaon
  • Marbré de vert
  • Tityre

Vallon d’Ol

Il est de coutume d’organiser des sorties naturalistes au lendemain de l’Assemblée Générale de la LPO PACA qui se tient toujours à la mi-juin. Cette année c’est à nous les Marseillais de le faire, et la nature à Marseille à la mi-juin n’a rien de très exubérante, surtout en comparaison avec le rush migrateur du mois précédent.

Une équipe étant partie au Frioul, une autre prend le frais sous les arbres au parc de Saint-Pons chez les voisins de Gémenos, une autre équipe part se chauffer au soleil du piémont de l’Etoile, le point culminant de la commune phocéenne à… 652 m. Un des rares secteurs qui abrite une population de pies-grièches méridionales, une espèce emblématique de la garrigue provençale.

Encore faut-il arriver à l’endroit où elles ont leurs habitudes. Certes ce n’est pas très éloigné de notre point de départ, mais lorsque l’on veut observer la nature il convient rarement de courir. Aussi, et même si la faune se fait discrète en cette déjà chaude matinée, nous mettons un temps certain à arriver sur place.

Les sessions d’écoute des fauvettes et du rossignol, la recherche, malheureusement infructueuse, du dragon ocellé (je suis marseillais alors j’exagère !) ou l’attention portée aux rares lapins visibles, tout ça prend un certain temps. Et encore, à cette période de l’année les chances de trouver un ou plusieurs) limicole migrateur sur les bords du bassin du Vallon d’Ol sont quasi nulles, sinon on y serait encore.

Toujours est-il qu’à l’endroit prévu il y a bien des pies-grièches méridionales, juste à temps pour que tous les participants puissent les observer avant de rejoindre le plateau de la Mure tout proche.

Plateau de la Mure où plusieurs observations surprenantes, pour les naturalistes marseillais s’entend, ont étaient faites ce printemps. Et les surprises ne sont pas terminées, comme signalé quelques jours auparavant par notre camarade Anaël (la fameuse radio onitho marseillaise !), nous observons une pie-grièche à tête rousse, à une date qui laisse supposer qu’il ne s’agit plus d’un migrateur. Et en plus elle prend la pose looonguement (le soleil peut-être ?) pour la plus grande joie de tout le monde.

 

Après un casse-croûte (et une petite sieste pour certain) à l’ombre bienvenue des pins le groupe va se dissoudre sous le cagnard aux grés de chacun en fonction des obligations. Il faut dire qu’il ne passe pas grand-chose dans la garrigue chauffée à blanc, du moins pour nos yeux d’homo sapiens. Je gage que les pies-grièches ont continuer à capturer des insectes seulement visibles par la gente aviaire pendant que nous partions en quête d’un peu de fraicheur artificielle.

Merci à tous les participant(e)s, nous étions ravis de faire découvrir les trésors qui se cachent dans la garrigue marseillaise. En sachant qu’il vaut mieux le faire en avril-mai, mais chut, ne le dites pas trop fort.

Liste des espèces contactées

  • Perdrix rouge
  • Faisan de Colchide (contact auditif)
  • Héron cendré
  • Milan noir
  • Faucon crécerelle
  • Goéland leucophée
  • Pigeon ramier
  • Tourterelle turque
  • Martinet noir
  • Bergeronnette grise
  • Rossignol philomèle (contact auditif)
  • Fauvette pitchou
  • Fauvette passerinette
  • Fauvette mélanocéphale
  • Mésange huppée
  • Mésange charbonnière
  • Mésange Bleue (contact auditif)
  • Pie-grièche méridionale
  • Pie-grièche à tête rousse
  • Geai des chênes
  • Pie bavarde
  • Choucas des tours
  • Corneille noire
  • Moineau domestique
  • Pinson des arbres
  • Serin cini
  • Chardonneret élégant
  • Pouillot Véloce (contact auditif)
  • + Lapin de garenne
  • + Lézard à deux raies (anciennement appelé lézard vert)

3 réponses sur « Triple compte rendu Post AG LPO PACA 2021 »

Pour un bénévole d’un groupe LPO voisin, la visite de ce quartier Nord de Marseille manquait à mes coches. Grâce à la disponibilité et à l’expertise de nos deux accompagnateurs la distinction entre les 3 types de fauvettes provençales a bien progressé. L’adaptation des pie grièches méridionales aux barbelés des clôtures du réservoir aide bien les observateurs. Et la vue de la rade de Marseille mérite, à elle seule, le déplacement.
Merci pour l’organisation à tous les bénévoles du groupe de Marseille.

Un grand merci au groupe de Marseille pour cette belle AG.
L’accueil du samedi était parfait.
La présentation du groupe nous a fait découvrir une équipe formidable.
Et nous avons pu le vérifier le lendemain aux îles du Frioul.
Mélanie et Anaël, grâce à leur compétence et leur générosité, nous ont offert une balade naturaliste que nous ne sommes pas prêts d’oublier.

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