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Activités du Groupe LPO Pays Briançonnais

Pin cembro, épisode 3 : La plantation des cônes

Pin cembro, Troisième épisode

© Elie Ducos
© Elie Ducos

Le 13 octobre 2013

Une petite équipe de 9 personnes s’est retrouvée au local du groupe avant la dernière étape de l’opération Arolle : la plantation des cônes dans la Réserve Naturelle Régionale des Partias. Distribution des sacs (800 graines par sac si je me souviens bien), un petit café pour bien démarrer et hop ! Direction : le Saouto. Objectif de la journée : refaire apparaître l’Ovier dans la Réserve pour refaire apparaître (en plus grand nombre, car il est déjà présent en petites quantités) l’oiseau qui y est lié, le Cassenoix moucheté.

Arrivés sur le parking des Combes nous attaquons la montée. Chacun prend un bâton pour creuser un trou dans le sol et c’est parti ! La plantation commence véritablement à partir du grand rocher au milieu du bois d’Aval. Le principe est simple : on creuse un petit trou de quelques centimètres dans la terre et on y met un poquet de 4/5 graines, puis on referme le tout. On peut aussi planter les graines dans les vieilles souches pourrissantes comme le fait le Cassenoix moucheté ! Il faut par contre avoir un repère visuel du site de plantation, comme le fait le Cassenoix, encore ! En bref, il faut se mettre dans la peau d’un Cassenoix.

L’ambiance du jour est très particulière : il ne fait pas froid mais le groupe est englobé dans une épaisse purée de pois et la neige au sol ne rend pas les choses faciles, on ne voit pas à 20 mètres. L’ambiance est très calme, troublée par quelques cris de… Cassenoix, qui semblent nous narguer à travers le brouillard ! Et ce qui doit arriver arrive : le groupe se sépare en petits groupes, qui se séparent en personnes isolées qui partent n’importe où dans tous les sens et tout le monde se perd ! C’est une joyeuse anarchie : tout le monde part à gauche, à droite, en bas… on en entend siffler, parler, chanter ; on voit un bonnet rouge par-ci, une veste bleue par-là… mais le brouillard masque tout ! Et après cela, je peux vous garantir que ce n’est pas chose aisée de retrouver ne serait-ce qu’une seule personne…

Les sacs ont beaucoup, beaucoup de mal à se vider, et le temps commence à devenir long ! Les mains deviennent particulièrement crasseuses… Finalement, la plantation se termine en début d’après-midi alors que le ciel se dégage. Le groupe a couvert un grand secteur et un planteur est même monté jusque sur les crêtes ! Nous aurons droit à un Vautour fauve pour terminer cette journée en beauté.

Il faudra repasser dans une dizaine d’années pour voir si les graines ont poussé ! Après cela, le Cassenoix disséminera lui-même les graines dans le sol et contribuera au renouvellement se sa source de nourriture : c’est une formidable forme de symbiose (mais il y a un autre mot savant que je ne parviens pas à retrouver…).

Vive les Cassenoix !

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