Sortie dans la réserve de DALUIS, le « COLORADO DE PROVENCE »

Lors de la dernière AG, nous avions été invités à visiter les belles réserves naturelles gérées par la LPO. Ni une ni deux, c’est parti le 22 septembre pour 8 courageux: démarrage du territoire de GREBE à 6 heures 45 (!) pour passer la journée dans la réserve de DALUIS, situé dans l’arrière pays de NICE, sur les communes de DALUIS et de GUILLAUMES.

Rejoints par Cécile LEMARCHAND, conservatrice adjointe de la réserve, au Pont de BERTHEOU, et après discussion pour le choix d’un itinéraire de rando, nous partons pour la marche vers le « Point Sublime », 2 heures 30 et 200 mètres de dénivelée, 50 degrés Celsius ressentis.

Montée un peu raide au départ mais dans l’ombre. Fréquents arrêts didactiques de Cécile, bien venus pour reprendre du souffle: étendue et limites de la réserve, flore et faune: oiseaux, insectes, chiroptères (la réserve abrite 32 espèces de chauves-souris, dont le rare petit Rhinolophe), batraciens (Spelerpes de strinati); géologie et un peu d’archéologie (mines de cuivre natif exploitées depuis la préhistoire, dans des sites impossibles en pleine falaise)…  le groupe écoute religieusement.

En même temps que la pente s’adoucit, l’ombre disparaît. Les paysages sont superbes (ils ne deviendront sublimes que plus loin). Il est difficile de marcher sans écraser les papillons ou crickets, tellement ils sont nombreux. Le paysage s’étend presque à l’infini (concept intéressant  !), à l’amont (canyon rouge dans l’ombre) et à l’aval (grandes pentes vertes, avec le large lit primaire du Haut-Var en tresse). Sous nos pieds, les pélites (vases consolidées sous les conditions de pression et température de grande profondeur terrestre) rouges permiens (230 millions d’années tout de même), des manifestations du même âge de la présence de la mer: « mud-cracks » -fentes de dessication à découpe hexagonale-, et « ripple-marks » -rides formées par les vaguelettes sur la plage- et au-dessus, les grandes falaises ocre de grès du Trias qui surplombe le Permien.

En passant, des ruines et un panneau explicatif sur la transhumance nous rappellent tristement le déclin de l’économie de montagne, les communes se tournant vers l’écotourisme de substitution.

Si nous avons vu peu de faune (hormis les papillons, crickets et insectes, omniprésents, grand corbeaux et contact auditif avec Mésanges bleues et Sittelles), une jolie surprise: un lézard ocelé pas très farouche dans un petit muret.

La montée se prolonge jusqu’à une  crête douce, que nous suivons jusqu’au point sublime, qui porte bien son nom: petit belvedere au-dessus d’une falaise rouge vertigineuse, avec la rivière minuscule tout en bas au loin. Pas d’ombre, nous redescendons un peu pour un pique-nique bienvenu. Cécile ayant d’autres obligations nous quitte, le Groupe redescend tranquillement, heureux de retrouver les sièges et la climatisation des voitures.

Avant de partir, une petite exploration routière du canyon, une enfilade de petits tunnels taillés dans des roches rouges vif, le Haut-Var en contre-bas surplombé par des hautes falaises sombres, et une rapide marche vers l’impressionnant pont de la Mariée. Un dernier pot à Guillaumes (observation et multiples photographies des restes d’un Sphynx du liseron) et route de retour.

Nous ne saurions terminer sans remercier Cécile LEMARCHAND pour sa disponibilité, sa gentillesse et l’abondance des commentaires et informations, toujours clairs et intéressants.

 

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