Compte-rendu sortie d’avril

En cette belle journée d’avril juste un peu ventée nous étions en comité restreint, lieu et espèces sensibles obligent, mais au complet pour aller batifoler en plaine de la Crau. Dans cette plaine steppique qui est en fait l’ancien lit de la Durance, les oiseaux ont la faculté de disparaitre (mais aussi d’apparaitre) dans la maigre végétation et sur un terrain tout plat (du moins en apparence) ou derrière un élément du paysage.

À peine sortis des voitures un Milan royal passe en vol avant de disparaitre derrière les arbres, le tout sous un concert de Rossignols philomèles, bien cachés dans les buissons. Comme la Bouscarle de Cetti qui lance sont chant sonore et caractéristique de loin en loin. Quelques Cigognes blanches, elles bien visibles, tournent dans le ciel. Il est rappelé qu’un grand oiseau blanc et noir en ces lieux et à cette période n’est pas forcément une cigogne, nous y reviendrons.

Sur le coussoul les espèces expertes au jeu de cache-cache sont légions. À la première halte les Alouettes des champs se font entendre sans qu’il nous soit possible d’en apercevoir une seule dans l’azur. En fouillant obstinément aux jumelles nous finissons par trouver des Tariers des près. Les Faucons crécerellettes eux ne jouent pas à cache-cache et sont faciles à observer. Un mâle cependant prendra un malin plaisir à ne faire voir que sa tête, bien caché dans le nichoir, du moins pendant un moment.
Puis à la mi-journée les surprises vont s’enchainer. Un petit groupe de Gangas catas décolle tout près à notre grande surprise et se posent un peu plus loin. Autant dire qu’ils disparaissent. Non loin les plus attentifs d’entre nous trouvent un petit groupe de Pluviers guignards, un limicole terrestre plutôt joliment coloré mais pas facile à trouver tant il est discret. Pendant la pause déjeuner c’est un Vautour percnoptère que nous verrons évoluer avant de le perdre de vue dans le bleu du ciel. Est-ce le même que nous verrons approximativement une heure plus tard? Mystère. L’Alouette calandrelle qui chante au-dessus de nos tête n’est qu’un discret clignotement clair dans le bleu et le Pipit rousseline qui chante en volant lui aussi se cache derrière les herbes du coussoul une fois au sol. Et que dire des Oedicnèmes criards, plutôt hauts sur pattes, qui semblent disparaitre sans bouger sous nos yeux ébahis. Ils se contentent de se « coucher » et le mimétisme de leur plumage fait le reste… Hop! Disparu! Comme il n’y a pas que des oiseaux dans la nature, une mention spéciale aux lièvres, dont il est possible de voir deux espèces en Crau (Lièvre d’Europe et Lièvre ibérique, introduit). On les distingue entre autres par la présence de blanc sur les pattes du Lièvre ibérique. Pas facile de bien voir la couleur des pattes des lièvres en pleine course. Un seul sera assez bien vu pour trancher, c’est un Lièvre d’Europe.

Milan noir, Milvus migrans © Gilles Oliver

Liste des espèces contactées:
Héron garde-boeufs
Cigogne blanche
Milan noir
Milan royal
Vautour percnoptère
Faucon crécerellette
Oedicnème criard
Pluvier guignard
Goéland leucophée
Ganga cata
Martinet noir
Alouette calandrelle
Alouette des champs
Hirondelle de rivage
Hirondelle rustique
Hirondelle de fenêtre
Pipit rousseline
Rossignol philomèle
Tarier des prés
Bouscarle de Cetti
Pie bavarde
Choucas des tours
Corbeau freux
Corneille noire
Etourneau sansonnet
+ Lièvre brun
+ Couleuvre vipérine

Merci à Baptiste pour cette sortie et son compte-rendu!

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