Restez informé

Loup gris © Christels - PixabayLe mercredi 27 avril 2026, la LPO PACA se trouvait au Palais de Justice à Marseille pour une audience concernant une affaire de prises de vue non autorisées et de dérangement du Loup gris par une société de production dans le Parc national des Calanques. Au regard de l’absence de condamnations des prévenus, le procureur a fait un réquisitoire avec des sanctions à visée pédagogique.  

Des prises de vue du loup sans autorisation

Dans le cadre de la réalisation d’un film documentaire animalier sur les conséquences des dérèglements climatiques, un caméraman qui travaillait pour une société de production a voulu réaliser des images du Loup gris, dont la présence est connue dans le Parc National des Calanques. Cependant, de telles prises de vue nécessitent une autorisation auprès du Parc. Après un refus d’autorisation, le caméraman a tout de même posé des pièges-photo en 2025 à proximité des lieux de rendez-vous des loups, c’est-à-dire là où sont élevés les louveteaux. De plus, il a réalisé un affut dans la nuit du 5 au 6 septembre 2025. 

Un dérangement avéré

Pourtant, Nicolas Rossignol, garde-moniteur au Parc national des Calanques, explique, pendant cette audience, que la présence humaine, y compris la pose de pièges-photo, à proximité des tanières ou des lieux de rendez-vous peut déranger l’espèce et donc compromettre l’occupation du loup à moyen ou long terme. En effet, l’odeur humaine peut être perçue à partir d’une dizaine de mètres, particulièrement lorsqu’il y a un vent fort, ce qui était le cas lors de l’infraction. 

Une condamnation à vocation pédagogique

Ainsi, de nombreuses associations de protection de l’environnement comme la LPO PACA, FNE 13 et One Voice se sont constituées partie civile dans le cadre de ces infractions. Les sanctions demandées par le procureur de la République à l’encontre des prévenus sont à visée pédagogique :

  • 8 000€ d’amende avec sursis pour la société de production ;
  • 4 000€ d’amende avec sursis pour la réalisatrice du film ;
  • 3 000€ d’amende avec sursis pour le caméraman. 

Le dérangement d’origine anthropique reste une réelle problématique en période de reproduction pour la faune sauvage, et ceci dans le cadre de nombreuses activités. Par exemple, pour l’exercice des activités de pleine nature, la plateforme Biodiv’sport répertorie les zones de présence de la faune et de la flore sauvages sensibles au dérangement d’origine anthropique. 

Choix utilisateur pour les Cookies
Nous utilisons des cookies afin de vous proposer les meilleurs services possibles. Si vous déclinez l'utilisation de ces cookies, le site web pourrait ne pas fonctionner correctement.
Tout accepter
Tout décliner
En savoir plus
Analyse
Permet de recueillir des données sur la navigation du visiteur
Google
Accepter
Décliner
Facebook
Accepter
Décliner
Quantcast
Accepter
Décliner
Statistiques
Permet au site web d'obtenir des données sur le comportement des visiteurs à des fins statistiques.
Google Analytics
Accepter
Décliner
Autres
Quantcast
- Il spécifie un identifiant unique pour la session. Cela permet au site web d'obtenir des données sur le comportement des visiteurs à des fins statistiques.
Accepter
Décliner
Sauvegarder