Des effectifs en hausse

Vautours moines au charnier © Arnaud LacosteAu siècle dernier, le Vautour fauve vivait dans toutes les régions bordant la Méditerranée et en particulier dans les moyennes montagnes du sud de la France. Le développement des armes à feu et l’empoisonnement des grands prédateurs (loup et ours), ont provoqué sa disparition dans de nombreux pays et seuls 20 à 30 couples se maintenaient avec difficultés dans notre pays au début des années 1960. Depuis, les choses ont changé et les effectifs remontent grâce à la protection dont il bénéficie et à la mise en place de mesures de conservation efficaces couplées à des opérations de réintroduction.

En Europe on compte 25 000 couples de vautours fauves dont plus de 20 000 couples recensés en Espagne en 2003. La diminution de cette espèce est encore d'actualité dans certains pays européens et son statut reste inconnu dans de nombreux états de l'est de sa répartition.

En France, il est aujourd’hui bien présent dans les Pyrénées et a été réintroduit avec succès dans le sud du Massif Central il y a plus de vingt ans, ainsi que dans la Drôme (Baronnies et Diois), depuis 1996. Dans le Verdon, l'opération de réintroduction a débuté en 1999. En 2008, la population française se répartit comme suit : 600 couples dans les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, 283 couples dans les Causses, 106 couples dans les Baronnies, 49 dans le Verdon. Le noyau alpin, suite aux réintroductions dans les Baronnies, Verdon et Vercors-Diois comprend 175 couples et environ 300 vautours.

En 2016, les 166 couples de Vautours fauves nicheurs dans les Gorges du Verdon ont donné naissance à 106 poussins, portant le succès de reproduction à 64%. 41 d'entre eux ont été bagués au nid et sont régulièrement observés dans le secteur. 435 couples sont également présents dans les Causses, et plus de 150 dans les Baronnies.

Consulter l'évolution des effectifs sur notre rapport d'activités

 

Des effectifs en hausse

Vautours moines au charnier © Arnaud LacosteAu siècle dernier, le Vautour fauve vivait dans toutes les régions bordant la Méditerranée et en particulier dans les moyennes montagnes du sud de la France. Le développement des armes à feu et l’empoisonnement des grands prédateurs (loup et ours), ont provoqué sa disparition dans de nombreux pays et seuls 20 à 30 couples se maintenaient avec difficultés dans notre pays au début des années 1960. Depuis, les choses ont changé et les effectifs remontent grâce à la protection dont il bénéficie et à la mise en place de mesures de conservation efficaces couplées à des opérations de réintroduction.

En Europe on compte 25 000 couples de vautours fauves dont plus de 20 000 couples recensés en Espagne en 2003. La diminution de cette espèce est encore d'actualité dans certains pays européens et son statut reste inconnu dans de nombreux états de l'est de sa répartition.

En France, il est aujourd’hui bien présent dans les Pyrénées et a été réintroduit avec succès dans le sud du Massif Central il y a plus de vingt ans, ainsi que dans la Drôme (Baronnies et Diois), depuis 1996. Dans le Verdon, l'opération de réintroduction a débuté en 1999. En 2008, la population française se répartit comme suit : 600 couples dans les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, 283 couples dans les Causses, 106 couples dans les Baronnies, 49 dans le Verdon. Le noyau alpin, suite aux réintroductions dans les Baronnies, Verdon et Vercors-Diois comprend 175 couples et environ 300 vautours.

En 2016, les 166 couples de Vautours fauves nicheurs dans les Gorges du Verdon ont donné naissance à 106 poussins, portant le succès de reproduction à 64%. 41 d'entre eux ont été bagués au nid et sont régulièrement observés dans le secteur. 435 couples sont également présents dans les Causses, et plus de 150 dans les Baronnies.

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Une colonie fragile

Au sein de leur immense territoire, les vautours sont parfois confrontés à des menaces comme l'électrocution ou la collision avec les câbles électriques et par des malveillances intentionnelles, comme l'ingestion d'appâts empoisonnés, voire la destruction directe par tir, sans compter les dérangements sur les sites de reproduction, ainsi que les accidents de collision entre vautours et planeurs, hélicoptères ou encore éoliennes.

Vautour fauve électrocuté © Christophe CotonLa présence de lignes électriques pose de gros problèmes localement et il est urgent de trouver des solutions afin de réduire ce risque permanent. A ce jour, 22 vautours ont été retrouvés morts suite à une électrocution ou une collision avec une ligne électrique, mais ceci n'est que la partie émergée de l'iceberg car il est souvent difficile de retrouver les cadavres sans prospection assidue des lignes dangereuses. Concernant l'empoisonnement ou le tir, il faut rester très vigilant. Seule une information permanente permet de limiter de tels actes. Néanmoins, avec le retour du Loup et du Lynx localement, on peut craindre la recrudescence de l'usage du poison à destination de ces prédateurs. Les rapaces nécrophages seront malheureusement les premiers touchés.

Enfin, les vautours sont des rapaces assez sensibles au dérangement. Leur nidification en falaise ne les met pas à l'abri de toutes les menaces. C'est d'ailleurs durant la période de reproduction que ces oiseaux sont les plus vulnérables, notamment pendant l'incubation et l'élevage du poussin unique. Certains aménagements de falaise et des comportements non respectueux de sportifs varappeurs, randonneurs, parapentistes, photographes animaliers et même naturalistes, peuvent compromettre les tentatives de reproduction.

De plus, le 21 juin 2006 un hélicoptère de l’armée a percuté un vautour en vol dans le Grand canyon. Hormis le trou dans le cockpit (une chance que l’accident n’ait pas été plus grave), le vautour a été pulvérisé en vol. Les quelques restes récupérés (plumes et muscles) dans l’appareil attestent d’un adulte.

 

Equarrissage naturel et vautours

Les premières années de réintroduction nécessitent un apport régulier de cadavres sur un charnier afin de maintenir les oiseaux sur le site dans un premier temps. Par la suite, les vautours commencent à trouver d'eux-mêmes leur nourriture et les éleveurs renouent le lien qui les unit à ces rapaces nécrophages depuis des centaines d'années.

Le système actuel d'alimentation est basé sur la récupération de cadavres ovins et caprins dans le conteneur réfrigéré situé sur la commune de Saint-André-les-Alpes. Ce conteneur permet à l'origine aux éleveurs d'éliminer leurs pertes d'élevages via l'équarrissage industriel. Parallèlement, des cadavres sont récupérés chez de nombreux éleveurs dans un rayon de 50 km autour de Rougon. Cette collecte directement chez l'exploitant, représente environ 80 % de la masse totale mise à disposition des vautours en 2010.

Depuis 1999, ce système a permis d’éliminer naturellement plusieurs centaines de tonnes de cadavres d’ongulés domestiques en les mettant à disposition des vautours libres et captifs.

L’arrêté interministériel du 7 août 1998 permet la création de placettes d’alimentation chez des éleveurs. Ce dispositif, déjà en place chez une trentaine d'exploitants des Causses, ainsi que dans les Baronnies, présente de nombreux avantages : autonomie de l'éleveur, pas de récupération d'une exploitation à une autre, dispersion des points d'alimentation, réduction du coût d'équarrissage pour la société… D’ores et déjà, nous développons ce mode d’équarrissage naturel afin de favoriser l’autonomie alimentaire des vautours. Il s’agit de sensibiliser le milieu agricole à l’intérêt de ces nouvelles pratiques et d’encourager des démarches partenariales entre éleveurs, gestionnaires de la réintroduction et administrations.

Placette d'alimentation © C. D'AdamoCette démarche a débuté par la réalisation, au cours de l’été 2004, d’une enquête auprès de 73 éleveurs d’ovins et caprins présents sur le domaine vital des vautours. Il s’est avéré que les exploitations de la région semblent bien appropriées au système des placettes d’alimentation. En effet, l’élevage extensif fortement présent dans la région assure une faible mortalité dans le troupeau, étalée en grande majorité tout au long de l’année. Le départ en estive de la majorité des élevages conditionne l’utilisation des placettes avant d'octobre à juin, quand les cadavres passent de la bergerie aux conteneurs réfrigérés prévus à cet effet.