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De gauche à droite : le Petit Chevalier (© S. Uriot), le Courlis hudsonien (© Gerald Corsi - Istock) et la Barge hudsonienne (© Mirceax - Istock).La Barge hudsonienne, le Courlis hudsonien et le Petit Chevalier pourraient enfin et en toute logique être retirés de la liste des espèces chassables dans plusieurs territoires français d'outre-mer. La LPO appelle à soutenir leur protection dans le cadre de la consultation publique ouverte jusqu'au 22 juillet.

En mars dernier, lors de la 15e Conférence des Parties à la Convention sur les espèces migratrices (CMS COP15) réunie au Brésil, le Petit Chevalier (Tringa flavipes), le Courlis hudsonien (Numenius hudsonicus) et la Barge hudsonienne (Limosa haemastica), ont été inscrits à l'Annexe I de la Convention.

Cette inscription reconnaît ces trois grands migrateurs de la voie Ouest-Atlantique comme menacés d'extinction sur tout ou partie importante de leur aire de répartition, et impose aux États Parties, dont la France, de leur assurer une protection stricte.
Les chiffres sont sans appel : les déclins documentés atteignent 60 à 95 % selon les espèces et les périodes considérées. La Barge hudsonienne aurait ainsi perdu 95 % de ses effectifs depuis 1980, tandis que les populations de Courlis hudsonien et de Petit Chevalier ont respectivement diminué d'environ 70 % et 60 % au cours des trois dernières générations. 

Encore chassables dans des territoires français

Malgré cette situation, ces trois espèces figuraient encore sur les listes d'espèces chassables en Guadeloupe, à Saint-Martin, en Martinique et, pour deux d'entre elles, à Saint-Pierre-et-Miquelon. Leur chasse avait récemment été suspendue ou fortement limitée localement, notamment à la suite des recours engagés par la LPO et les associations locales sur ces territoires, mais ces espèces ne bénéficiaient pas encore d'un statut de protection pérenne.
La LPO avait précisément alerté sur cette incohérence à l'occasion de la CMS COP15 et demandé le retrait des listes chassables des limicoles présentant un mauvais état de conservation sur la voie de migration Ouest-Atlantique. 
Le projet d'arrêté aujourd'hui soumis à consultation prévoit enfin de classer ces trois limicoles parmi les espèces protégées et de les retirer des listes d'espèces dont la chasse est autorisée dans les collectivités concernées.

Pourquoi attendre que les populations s'effondrent ?

La LPO soutient pleinement ce projet. Elle regrette toutefois qu'il ait fallu attendre l'inscription de ces espèces parmi les migrateurs les plus menacés au monde, après des déclins alarmants, pour adapter définitivement la réglementation française.
Ces trois espèces ne constituent malheureusement pas des cas isolés. De nombreux limicoles de la voie de migration Ouest-Atlantique connaissent aujourd'hui des tendances défavorables. La France doit anticiper ces déclins et réexaminer plus largement les listes d'espèces chassables dans ses territoires des Amériques, sans attendre de nouvelles inscriptions à l'Annexe I de la CMS.

Mobilisez-vous avant le 22 juillet !

La consultation publique est ouverte jusqu'au 22 juillet 2026. La LPO invite chacune et chacun à déposer un avis favorable à la protection de la Barge hudsonienne, du Courlis hudsonien et du Petit Chevalier.

Je participe à la consultation

Quelques minutes suffisent pour soutenir le retrait définitif de ces trois espèces de la liste des oiseaux chassables.
 

Besoin d'aide pour rédiger votre avis ?

Exprimez-vous avec vos propres mots. Vous pouvez notamment rappeler que :

  • Ces trois espèces connaissent des déclins majeurs, estimés entre 60 et 95 % selon les espèces et les périodes considérées,
  • Leur inscription à l'Annexe I de la Convention sur les espèces migratrices (CMS) reconnaît leur situation de menace et implique une protection stricte par les États Parties, dont la France,
  • Il est indispensable de retirer définitivement ces espèces des listes d'oiseaux • chassables dans les territoires français concernés,
  • Il est regrettable d'avoir attendu des déclins aussi importants et leur classement parmi les espèces migratrices les plus menacées au monde pour adapter la réglementation française,
  • Plus largement, la situation de nombreux limicoles de la voie de migration Ouest-Atlantique justifie de réexaminer les listes d'espèces chassables sans attendre de nouveaux effondrements de populations. 

N’oubliez pas d’exprimer explicitement que votre avis est favorable au projet d'arrêté protégeant la Barge hudsonienne, le Courlis hudsonien et le Petit Chevalier, afin qu’il soit bien comptabilisé comme tel. 

Source LPO

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