Crapaud calamite © Aurélien AudevardEspèce protégée au niveau national, le Crapaud calamite, se distingue du Crapaud commun par une ligne dorsale jaune et par sa pupille horizontale noire bordée de jaune dorée. Nocturne, sa reproduction débute au mois de mars où il choisit des points d’eau temporaires pour déposer ses œufs. Il vit et hiverne dans un terrier, au cœur d’endroits sablonneux.

crapaudrome reotier demontageFace à l'inquiétude justifiée des bénévoles LPO Ecrins-Embrunais de voir les crapauds remontant de la pisciculture vers les hauteurs de Réotier se heurter à la bâche infranchissable sur le chemin de retour, le crapaudrome a été démonté.

Rainette méridionale © Aurélien AudevardLa couleur verte de la Rainette méridionale lui permet de se camoufler à merveille dans la végétation. Elle s’y accroche à l’aide des disques adhésifs au bout de ses doigts. Elle se différencie de la Rainette verte, par l’absence du double liseré foncé/pâle sur les flancs, et par son chant. Elle pond dans des eaux stagnantes peu profondes et se nourrit d’insectes. Sa raréfaction est due à la disparition des zones humides et l’utilisation de pesticides.

Crapaud commun © Nicolas FuentoOuvrez l’œil : il arrive souvent que la faune aquatique doive traverser une route pour atteindre son site de reproduction. Comme chaque année, crapauds, grenouilles, tritons et salamandres se préparent à quitter les forêts où ils ont passé l’hiver à l’abri du froid, terrés au fond d’un trou ou d’une mare. Durant les mois de février et mars, quelques millions d’amphibiens vont tenter de rejoindre les zones humides qui les ont vus naître pour s’y reproduire à leur tour : c’est la période de migration.

Rainette méridionale (c) Nicolas FuentoDans le cadre d’un programme transversal soutenu par l’Agence de l’eau, les années 2018 et 2019 se sont intéressées aux amphibiens en tant que bioindicateurs de la qualité des milieux humides et des milieux terrestres dans lesquels ils sont imbriqués.

Vipère aspic © Alain HuguesLe ministère de la transition écologique et solidaire a ouvert une consultation du public concernant la protection des amphibiens et des reptiles sur le territoire métropolitain. Si ce projet présente de réelles avancées pour une meilleure protection de ces espèces et de leurs habitats, il autorise toujours la possibilité de tuer des vipères et de pêcher des grenouilles. Des pratiques totalement inacceptables contre lesquelles il faut s’opposer. Nous comptons sur vous !

dscn1819 copieLe vendredi 12 avril, la LPO PACA a consacré une sortie à la découverte des amphibiens sur le domaine de Cabasse au sein de la commune de Miramas.
En effet, la zone composée de bocages, de praries de fauches, d'une chênaie verte et de multiples fossés et roubines en eau est propice à l'installation et à la reproduction des amphibiens.

03 mare miramas c eva garciaLes zones humides sont des milieux jouant un rôle crucial pour la biodiversité, en accueillant de nombreuses espèces animales et végétales spécifiques. Ce sont aussi des milieux sensibles et menacés, qui subissent de très fortes pressions. Plus de 50% des zones humides ont disparu en 50 ans !

Crapaud commun © Nicolas FuentoDonnons un petit coup de pouce à la nature. Tous les ans, durant les mois de février et mars, crapauds, grenouilles, tritons et salamandres quittent les forêts où ils ont passé l'hiver à l'abri du froid, terrés au fond d'un trou ou d'une mare. Quelques millions d'amphibiens rejoignent les zones humides qui les ont vu naître pour s'y reproduire à leur tour : c'est la période de la migration.

Installation de filets à Réotier ©J-P CoulombUne population de Crapauds communs/épineux se reproduit chaque année près de la fontaine pétrifiante de Réotier (Guillestrois, Hautes-Alpes). Lors de leur migration prénuptiale en fin d'hiver, ils se retrouvent à traverser une route départemenatle et risquent de se faire écraser.