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Grand-duc d'Europe relâché au bord de la Durance le 27 novembre à Mérindol © Jean-Louis MoinePrès de 80 personnes se sont rassemblées ce mercredi 27 novembre à Mérindol pour assister au relâcher public d’un Hibou grand-duc soigné durant deux mois au Centre de sauvegarde de la faune sauvage. Le relâcher avait lieu dans l’Espace naturel sensible la Garrigue, au bord de la Durance en fin d’après-midi. Le grand rapace nocturne a pu prendre son envol au-dessus d’un terrain de chasse temporaire offert par les environs de la Durance, qu’il quittera bientôt pour trouver son propre territoire. 

Un Grand-duc au parcours insolite 

L’histoire de ce jeune spécimen accueilli dans notre Centre de Près de 80 personnes étaient présentes pour assister au relâcher © Simone van Velzensauvegarde dans le Vaucluse n’est pas très commune. En septembre dernier, il avait été sauvé de la noyade à la plage des Sablettes de La-Seyne-sur-Mer, dans le Var, par une touriste et une agent de la brigade de l’environnement. Contacté par ces dernières, le Centre de sauvegarde avait mobilisé son réseau de bénévoles transporteurs pour faire acheminer l’oiseau jusqu’au Parc naturel régional du Lubéron, où il a pu être pris en charge au sein de notre structure et recevoir des soins adaptés. Sa noyade a alors pu être expliquée par son état physique, puisque ce Grand-duc était rachitique et déshydraté. Après deux mois de convalescence et de rééducation, il a pu reprendre des forces et être relâché près de la Durance, dans l’Espace naturel sensible “La Garrigue” à Mérindol, au sud du Vaucluse. 

La Durance, lieu de réinsertion 

PrésentLe Grand-duc d'Europe est le plus grand rapace nocturne de France © Simone van Velzen dans tous les pays d’Europe à l’exception des îles britanniques, le Grand-duc d’Europe est une espèce sédentaire qui vit, en France, principalement dans les espaces rupestres allant du bord de mer aux Alpes, jusqu’à 2000 mètres d’altitude. Il est installé dans tous les massifs, où il se nourrit de nombreuses proies. Ce super prédateur est capable de pêcher et peut s’attaquer à un grand rapace diurne. Dans notre région, son régime alimentaire est principalement constitué de petits mammifères : hérisson, lapin de garenne, lièvre, surmulot... Au bord de la Durance, ce jeune Grand-duc pourra trouver un territoire de chasse transitoire idéal. Cette rivière est bordée de falaises proposant des cavités depuis lesquelles il pourra trouver un poste d’observation dégagé sur ce grand périmètre avant de s’envoler à la tombée de la nuit. Il se trouvera ensuite un nouveau territoire à proximité de son lieu de relâcher ou dans les massifs environnants.  

Comment nous aider à poursuivre nos actions ? 

En France, le Grand-duc d’Europe est considéré comme une espèce rare. La population française est composée de 2000 à 4000 couples. Ils sont surtout menacés par les activités humaines : les lignes électriques causent des dommages sur les populations, ainsi que les collisions routières. Les activités sportives telles que l’escalade entraînent par ailleurs une désertification de certains sites.

Envol du Grand-duc © Simone van VelzenChaque année, le Centre de sauvegarde accueille une quinzaine de grands-ducs d’Europe. Pour nous aider dans nos missions de sauvegarde de ces grands rapaces nocturnes, vous pouvez faire un don au Centre de sauvegarde (https://paca.lpo.fr/don). Vous pouvez également nous soutenir avec un geste simple au quotidien en utilisant le moteur de recherche solidaire Lilo : https://www.lilo.org/fr/chouettes-et-hiboux/.