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Loup de Christel SAGNIEZ de Pixabay Le 28 septembre, le Préfet du Vaucluse signait un arrêté de tirs de prélèvement simple, pour pouvoir tuer deux loups dans le secteur du Ventoux. Une première bien malheureuse dans ce département, avec un dispositif exceptionnel, même dans les départements bien plus touchés par des attaques de troupeaux.

Face à cette réponse surdimensionnée et contre-productive, la LPO Provence-Alpes-Côte d'Azur va déposer un recours au Tribunal administratif de Nîmes, en collaboration étroite avec FERUS.

Si nous comprenons parfaitement la détresse des éleveurs et leurs réelles difficultés pour s’adapter à la présence du loup, dans un contexte économique lourd, nous ne pouvons rester inactifs face à cette surenchère destructrice et inutile. Tuer des loups au hasard, parfois loin des troupeaux, risque de déstructurer une meute et amener les loups survivants à privilégier la prédation d’animaux domestiques, plus facile d’accès pour des individus isolés. Moins de loups et plus d’attaques, une logique insensée, qui ne profite ni aux éleveurs, ni à la nature !

Début septembre le Préfet du Vaucluse signait déjà un arrêté de tir de défense renforcée visant à abattre le loup à proximité d’un troupeau. Alors même que cet arrêté est encore en cours, nous nous interrogeons sur l‘intérêt réel d’accentuer encore la pression de tirs sur les meutes. Baisser la pression de prédation sur le gibier sauvage ? Empêcher l’installation naturelle des individus ?

Le loup est un maillon indispensable de la bonne santé des espaces naturels, en particulier forestiers. Si la cohabitation avec l’homme peut être difficile, tout doit être mise en œuvre pour la faciliter.