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rougegorge familier © DRLe Rouge-gorge familier, ou l’oiseau des jardiniers, est un petit passereau reconnaissable à sa poitrine orangée. Espèce protégée, on le retrouve dans nos jardins tout au long de l’année, à l’affut des insectes.

Très apprécié pour sa familiarité et son chant mélodieux, le rouge-gorge (aussi appelé Rigaou en provençal), est également très apprécié pour son goût et fait l’objet d’une tradition culinaire et festive bien particulière.

En effet, dans certaines régions du sud de l’Europe, manger des brochettes de Rigaous pour Noël est une coutume familiale qui se transmet de génération en génération.

La technique de capture est cruelle et consiste à attirer avec un appât l’oiseau afin que le piège puisse se refermer sur ce dernier, le tuant plus ou moins rapidement. Ce mode de piégeage non sélectif entraîne la capture d’autres espèces protégées comme les mésanges, pinsons ou encore les fauvettes.

Dans une affaire dont le délibéré de la cour d’appel d’Aix-en-Provence a été communiqué le mercredi 5 mars 2025 dernier, on retrouve la pratique de cette tradition.

Un homme de 78 ans, était poursuivi pour "destruction et vente illicite d'une espèce protégée ainsi que la détention d'armes sans autorisation ou déclaration". Lors de l’audience il a indiqué avoir appris ce mode de capture avec son grand-père et avoir ainsi capturé pendant des années des milliers de rouges-gorges annuellement.

Outre l’impact sur les populations de ces espèces protégées, la persistance de coutumes où l’on offre encore des brochettes de Rigaou pour les repas des fêtes de fin d’année alimente la poursuite de ces captures illégales.

Chaque année, la LPO PACA reçoit des signalements de ces pratiques et comme dans le cas présent, fait remonter un maximum d’éléments aux services de l’Office Français de la Biodiversité. Ceci permet d’instruire des procédures et d'interpeller les auteurs de ces infractions grâce au travail d’enquête des agents de l’OFB dont nous souhaitons saluer le professionnalisme et l’efficacité.

La cour d’appel d’Aix-en-Provence a alourdi le jugement de première instance en condamnant cet individu à une peine de 6 mois de prison avec sursis et à 30 000 euros d’amende.

Il devra également payer les frais de procédures des parties civiles (France Nature Environnement PACA, One Voice, Aspas et la Ligue de Protection des Oiseaux PACA) à la hauteur de 3 800 euros.

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