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istock - LPO France La LPO s’oppose fermement à ce nouvel affaiblissement des mécanismes de concertation indispensables à la prise en compte des enjeux écologiques dans les politiques publiques.

Un amendement visant à supprimer les Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (CESER), a été adopté le 24 mars par les députés de la Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi de simplification de la vie économique.

Selon le groupe LR qui l’a proposée, cette mesure serait justifiée par « l’inefficacité et le coût élevé » des CESER, par ailleurs « accusés de consolider les corporatismes et de servir de tremplin pour des personnalités politiques ou syndicales ».

Mal-aimés CESER

Présents dans chaque région, les CESER sont des assemblées consultatives constituées de représentants locaux de la société civile, dont l’expertise indépendante assiste les conseils régionaux et leur président dans la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques.

Dans ces temps de bouleversements politiques et sociétaux, les CESER, tout comme le CESE au niveau national, demeurent parmi les seuls lieux où le dialogue démocratique peut encore s’exercer : ONG, syndicats, entreprises et élus y échangent leurs points de vue sur des sujets aussi fondamentaux que transversaux, comme l’aménagement du territoire, la transition énergétique ou le partage des ressources en eau.

Membre actif de plusieurs CESER, ainsi que du CESE national, La LPO a ainsi récemment pris part à l’élaboration de recommandations concrètes sur les usages et de la qualité de l’eau au sein du CESER Grand Est, contribué à une meilleure prise en compte des enjeux de protection de la biodiversité dans l’avis sur la stratégie régionale pour la forêt et le bois émis par le CESER Ile de France, ou encore participé aux travaux du CESER PACA en matière d’énergie renouvelable et décarbonée.

Alors que la crise environnementale et climatique impose des décisions courageuses et concertées, la disparition des CESER représenterait un dangereux retour en arrière, qui s’inscrit dans une inquiétante volonté de démantèlement d’institutions chargées de limiter notre impact sur la nature, telles que l’OFB, l’ADEME, le CNDP ou l’ANSES.

La LPO s’insurge contre cette attaque injustifiée envers un organe essentiel de la démocratie participative à l’échelle des territoires, sans nier l’utilité d’en améliorer le fonctionnement et la prise en considération effective de ses recommandations. Nous appelons les parlementaires à rejeter cet amendement qui priverait les citoyens d’un levier pour contribuer à l’élaboration de politiques publiques en phase avec les enjeux environnementaux et sociaux de notre époque.

À l’heure où l’urgence écologique impose une mobilisation collective sans précédent, il est inacceptable de chercher à museler les voix de celles et ceux qui s’engagent pour le bien commun.

Allain Bougrain Dubourg

Président de la LPO

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