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Rougegorge familier piégé à la glue © DRLa LPO ajoute une pièce à charge dans le dossier qui l’oppose au Ministère normalement en charge de l’écologie, en présentant une vidéo accablante tournée en caméra cachée sur des sites de piégeage à la glu.

Encore récemment, le gouvernement répondait à une question parlementaire en affirmant que « le risque de capture des espèces non-cibles est très limité »[1] dans le piégeage à la glu. La LPO apporte la preuve que les principales victimes de cette pratique sont des passereaux et rapaces (rouges-gorges, fauvettes, mésanges, rouges-queues, faucons…) pourtant protégés par la loi, sur le papier.

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Ces preuves visuelles irréfutables confirment que certains oiseaux meurent après avoir agonisé durant des heures sur les baguettes enduites de glu. Elles montrent que ceux qui se font prendre ont les plumes rectrices arrachées. Que les oiseaux non utilisables comme appelants sont aspergés sans précaution avec des produits diluants et jetés comme des déchets. Nombre d’entre eux sont retrouvés morts sous les installations ou à proximité immédiate.

L’État français est le dernier en Europe à autoriser de telles pratiques, ce qui lui vaut de faire l’objet d’une procédure d’infraction par la Commission européenne. Il permet à 6000 piégeurs d’utiliser ces méthodes cruelles et non sélectives. Chacun dispose de plusieurs sites de piégeage installés sur les principales zones de passage des oiseaux dans 5 départements : Bouches-du-Rhône, Alpes-Maritimes, Alpes-de-Haute-Provence, Var, Vaucluse. Ainsi, ce sont des centaines de milliers de baguettes de glu, comme autant de pièges mortels, qui sont dispersées dans la garrigue ou au sommet des arbres.

L’ONCFS, censé contrôler strictement cette activité dérogatoire car normalement interdite, ne connait même pas les emplacements des sites de piégeage, et dispose de moyens dérisoires. Quand bien même il s'y investirait davantage, la LPO démontre images à l’appui que cette activité n’est pas contrôlable, sauf à disposer 6 000 policiers de la nature auprès d’autant de piégeurs.

La LPO exige du gouvernement d’Emmanuel Macron qu’il arrête de couvrir ces exactions contre nature, et y mette un terme dès 2020, comme le réclament plus de 80 % des Français. La France ne peut pas prétendre être exemplaire lors du Congrès mondial de l'UICN à Marseille en juin prochain, alors que le piégeage est autorisé jusque dans le Parc national des Calanques. De même, elle ne peut être leader à la COP15 sur la biodiversité en Chine si elle maintient de semblables pratiques sur son territoire.

[1] Réponse du Ministère à la question posée par A. Valetta Ardisson, députée des Alpes-Maritime, publiée le 10 sept. 2019

 

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