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Loup gris © ChristelsLa LPO dénonce le cadeau offert par le président du Conseil départemental des Hautes-Alpes, Jean-Marie Bernard, à Cécile Bigot-Dekeyzer.

À l'occasion du départ de la préfète, le président Jean-Marie Bernard a ainsi offert une queue de loup à Cécile Bigot-Dekeyzer, alors que c'est une espèce protégée. Tout comme l'association Férus, la LPO portera plainte dans les heures à venir, afin de connaître la provenance de cette queue de loup et d'engager les poursuites en conséquence.

Le président du Conseil départemental voulait rappeler à la préfète que son premier poste avait été lié au prédateur et aux problématiques rurales.

Comment un élu de la République peut-il à ce point mépriser une espèce protégée et menacée, dans ce contexte d'érosion de la biodiversité ?

 

Le même cadeau offert lors du départ du précédent préfet

Jean-Marie Bernard, estime que le loup n'est pas une espèce en danger et ne devrait pas être protégé. Il avait déjà offert une queue de loup au préfet précédent à l'occasion de son départ.
Il s'agit, en ce qui le concerne, une manière de dire "vous partez mais le problème du loup dans le département pour les éleveurs n'a pas été résolu." Il dit ignorer s'il est hors la loi ou non et estime que la provenance de cette queue de loup ne regarde que lui.

Il est essentiel de rappeler à Monsieur Jean-Marie Bernard, qu’en tant qu’élu de la république, il est le mieux placé pour connaître les lois et le cas échéant faire appel à sa direction des affaires juridiques, ou bien encore se rapprocher du Conseil départemental d’accès au droit des Hautes-Alpes dont il est partenaire.

Rappelons que le loup est une espèce protégée au niveau européen par la Convention de Berne (1979) transcrite dans le droit français en 1989. Protection en France par l’arrêté ministériel du 22 juillet 1993 mis à jour le 23 avril 2007. Le loup est inscrit dans les annexes II et IV de la directive Habitats Faune Flore de l’Union européenne (92/43/CEE), au titre d’espèce prioritaire.

La France et ses représentants de la république doivent donc veiller à la conservation de l’espèce et de ses habitats.