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Hibou petit-duc © Michel MifsudDe retour de migration en avril, les petits-ducs scops s’installent en Région Sud pour se reproduire jusqu’à la fin de l’été. Les petits sortent du nid bien avant de savoir voler, durant une phase d’émancipation au sol où les parents continuent de les nourrir. Mais nombre de personnes qui découvrent ces petits rapaces les pensent abandonnés et les prélèvent du milieu naturel pour les confier au Centre de sauvegarde. Pour éviter cela, il est utile de savoir quand intervenir, et comment. 

 

Reconnaître un jeune Petit-duc 

Le Petit-duc adulte, plus petit rapace d’Europe avec la chevêchette, se distingue en tant qu’as du camouflage : son plumage brun-roux ou brun-gris imite parfaitement l’écorce des arbres. Comme tous les hiboux, le Petit-duc possède deux aigrettes, plumes au sommet de la tête, qu’il peut rabattre. 

Son petit est souvent confondu avec celui de la chouette chevêche d’Athéna. Pour apprendre à les différencier facilement, il faut savoir que le plumage du Petit-duc imite l'écorce des arbres, alors que celui de la Chevêche d'Athéna est brun tacheté de blanc.

Jeunes Hiboux petits-ducs en soins © Marine SteinmannJeune Chouette chevêche © Loriane Aubinais

Hiboux petits-ducs à gauche, Chouette chevêche d'Athéna à droite

 

Des parents “invisibles”, mais bien présents 

Difficile de repérer un parent Petit-duc ! Et même si, en cherchant, bien les parents ne se trouvent pas à proximité, un jeune Petit-duc est rarement seul : les parents sont soit partis chercher à manger, soit en train de se cacher parce que votre présence les dérange. Par ailleurs, étant un animal nocturne, le Petit-duc adulte n’est pas forcément actif en journée. Il est donc normal de ne pas voir les parents. 

Si vous découvrez un jeune petit-duc et qu’il n’est pas blessé, inutile de le ramasser. Cela lui nuirait davantage. Si la situation présente un danger (il se trouve sur une route ou un chemin, un prédateur rôde non loin), vous pouvez le replacer en hauteur dans un rayon de 50 mètres, notamment dans un nid artificiel confectionné à l’aide d’un carton et de ficelle.

Jeune Petit-duc scops au sol et ses parents à proximité © Mathilde Pillot

 

Ramasser un jeune en bonne santé pour le confier au CRSFS participe à la saturation du centre l’été 

Nombre de personnes croient les oisillons de petits-ducs seuls au sol en détresse et les ramassent pour nous les confier. Les nourrissages de ces petits mobilisent le personnel jusque tard, et un surnombre de petits en bonne santé peut rapidement transformer un quotidien de soigneur en véritable marathon au moment où les canicules ne facilitent pas les conditions de travail. L’été dernier, plus d'une centaine de petits ducs ont été accueillis au centre, parmi eux, seulement une dizaine étaient véritablement blessés.

L'été, les petits-ducs sont nombreux dans les volières du centre de sauvegarde © Martin Steenhaut.

La prise en charge d’animaux sauvages en réelle détresse peut alors être rendue difficile par manque de temps de l’équipe soignante et/ou par manque de place.

 

Quand la prise en charge est-elle nécessaire ? 

Jeune Hibou petit-duc blessé © Marine SteinmannComme pour un animal sauvage adulte, la prise en charge d’un jeune Petit-duc scops par le centre de sauvegarde n’est nécessaire que s’il est blessé ou que son habitat est détruit. Un Petit-duc blessé aura une plaie apparente, les ailes plaquées de manière dissymétrique ou ne tiendra pas sur ses pattes. 

Si vous trouvez un Petit-duc scops en détresse, envoyez-nous une photo de l’animal et de la blessure, ainsi que la commune de découverte par e-mail (crsfs-paca@lpo.fr) et référez-vous à nos fiches conseils en ligne (jeune / adulte). 

Pour nous aider à poursuivre nos actions, vous pouvez faire un don au centre de sauvegarde ou utiliser le moteur de recherche solidaire Lilo