Chaque année, du 20 au 30 mars, la Semaine pour les alternatives aux pesticides invite citoyennes et citoyens à découvrir des pratiques respectueuses de l’environnement et à mieux comprendre les impacts des pesticides de synthèse. En 2026, l’événement fête sa 21ᵉ édition autour du message : « Ensemble cultivons l’avenir ! »
Coordonnée par l’association Générations Futures, la Semaine pour les alternatives aux pesticides rassemble une cinquantaine d’organisations partenaires, dont la LPO, engagées pour la transition écologique et la préservation de la biodiversité. Chaque année, plus de 1000 événements sont proposés en France et à l’étranger : conférences, balades, ateliers, projections, rencontres professionnelles ou familiales.
Une mobilisation autour de trois objectifs essentiels
L’événement repose sur trois axes centraux :
- Informer le public sur les risques des pesticides de synthèse pour la santé et pour les écosystèmes ;
- Promouvoir des solutions alternatives efficaces et durables pour produire, consommer et jardiner autrement ;
- Fédérer un réseau d’acteurs engagés pour encourager l’action à toutes les échelles.
La SPAP 2026 propose notamment des tables rondes santé, un concours Graines d’artistes, des banquets populaires, ainsi que de nouveaux outils pédagogiques destinés aux collectivités, aux écoles et aux associations.
Toute la programmation est accessible sur le site officiel : semaine-sans-pesticides.fr
Les pesticides, pourquoi est‑ce un problème ?
Pour notre santé et pour la biodiversité :
Les pesticides sont des produits chimiques utilisés pour éliminer des insectes, des plantes ou des champignons. Ils sont devenus courants dans l’agriculture et parfois dans les jardins.
Or, de nombreuses études montrent qu’ils peuvent augmenter le risque de maladies : cancers, troubles neurologiques, problèmes de fertilité ou affaiblissement du système immunitaire. Ces effets concernent autant les personnes qui les utilisent que celles qui y sont exposées indirectement.
Les pesticides sont aussi une cause importante du déclin de nombreuses espèces : oiseaux, insectes, amphibiens, mammifères…
Ils peuvent provoquer leur intoxication directe, mais aussi dégrader leur habitat ou réduire leurs sources de nourriture. Les pollinisateurs, comme les abeilles et les papillons, sont particulièrement touchés alors qu’ils sont essentiels à la reproduction de nombreuses plantes.
Heureusement, des alternatives existent !
En agriculture, l’agriculture biologique, fondée sur l’agroécologie, constitue l’une des principales alternatives. Elle repose sur l’absence de pesticides de synthèse, l’interdiction des OGM, le recours à des pratiques valorisant les ressources naturelles. Ces démarches contribuent au développement de systèmes agricoles plus durables et résilients.
La protection intégrée, autre approche reconnue, privilégie des méthodes réduisant l’usage de pesticides : biocontrôle, lutte physique, sélection de variétés résistantes, optimisation des rotations de cultures…
Dans les jardin ,hacun peut agir, grâce à quelques gestes simples : faire du compost, pailler le sol pour limiter l’arrosage, privilégier des plantes locales, favoriser les auxiliaires du jardin (coccinelles, oiseaux insectivores...).
Dans les communes depuis 2017, les collectivités n’ont plus le droit d’utiliser des pesticides pour gérer leurs espaces publics. Elles adoptent des solutions alternatives comme le désherbage mécanique, la gestion différenciée ou la création de zones plus naturelles.
Les Refuges LPO : des espaces où la nature respire
La charte des Refuges LPO engage tous les participants (particuliers, écoles, entreprises, collectivités) à ne pas utiliser de produits chimiques dangereux et à favoriser la biodiversité dans leurs espaces extérieurs.
Ces lieux montrent qu’il est possible de vivre et jardiner autrement, tout en accueillant plus de vie sauvage.
La LPO rappelle également son opposition à l’utilisation de substances particulièrement nocives, comme les néonicotinoïdes, dont les effets sur les pollinisateurs sont largement démonstrés.
Comment participer ?
Participer à la Semaine pour les alternatives aux pesticides, c’est découvrir des pratiques alternatives, rencontrer des spécialistes, soutenir les acteurs engagés, et s’informer pour agir au quotidien. De nombreux événements permettent de mieux comprendre les enjeux locaux et de rencontrer celles et ceux qui œuvrent pour la protection du vivant.
A retrouver sur le site officiel