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Session de Chronoventaire © Marion FouchardLe Château de l’Escarelle, domaine viticole reconnu pour son cachet et son engagement en faveur de l’environnement, fait l'objet d'un suivi naturaliste sur les insectes dans le cadre du programme Refuge LPO©. Cette année encore, le protocole d’inventaire des papillons de jour et des Zygènes, développé par le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), sur 7 stations différentes du Domaine de l’Escarelle. Ainsi, 12 sessions de chronoventaires ont été effectuées d’avril à septembre.

L’un des objectifs de ce protocole est d’acquérir une meilleure compréhension de l’écologie des espèces, de leur répartition et d’avoir un suivi régulier de l’évolution des communautés.

La Zygène occitane © Marion FouchardAu total, si l’on prend en compte les résultats obtenus les précédentes années ce sont 103 espèces qui ont été répertoriées sur les 7 stations du domaine (10 Zygènes et 93 papillons de jour), contre 102 en 2020.

En 2021, le nombre total d’espèces observées sur les 7 stations du site lors des chronoventaire s’élève à 81 espèces (73 papillons de jours et 8 Zygènes). 82 espèces avaient été vues en 2020 et 93 espèces avaient été vues en 2018 et 2019.

En 2021, la session la plus riches en espèces, toutes stations confondues, est celle du 29 juin (session n°7) avec 38 espèces observées au total ce jour-là. À l’inverse, la session la plus pauvre en espèces, toutes stations confondues, est celle du 07 avril (session 1) avec 14 espèces observées au total ce jour-là.

En comparant avec les résultats des années précédentes, on observe que toutes les sessions ont une richesse spécifique moins importante en 2021 par rapport à 2020.

 

En 2021, c’est la station n°7 qui présente la diversité la plus importante avec 56 espèces observées. Ce sont ensuite la station 5 et la station 6 qui accueillent le plus d’espèces avec respectivement 44 et 42 espèces observées. C’était aussi les stations les plus riches les années précédentes.Station 7 © Marion Fouchard

1 espèce a été vue pour la première fois en 2021 dans le cadre de ce protocole mais était déjà connue du domaine par des observations réalisées hors chronoventaire :

  • Le Morio, vu au niveau de la station 6 le 29 juin, déjà observé en avril 2019 au jardin à papillon lors d’une séance de jardinage.Morio © André Simon

Mise à part au niveau de la station 5, des nouvelles espèces ont été observées au niveau des différentes stations en 2021. Les cortèges d’espèces présents au niveau des différentes stations s’affinent. La gestion des milieux pourra être adaptée au fur et à mesure de la découverte de nouvelles espèces, notamment pour les espèces patrimoniales. Jardin à papillons de l'Escarelle (station 3 du chronoventaire) © Marion Fouchard

Sur les quatre années de suivi, ce sont 33 espèces qui ont été vues sur toutes les stations. À l’inverse, 10 espèces ont été vues sur une seule station (exemple : la Thècle de l'orme, la Zygène de la lavande). Nombre d’espèces sont donc bien spécifiques à une zone et un habitat du domaine. Cela montre la complémentarité de la mosaïque des habitats du domaine et l’importance de la maintenir.

Thècla de l'orme © Marion Fouchard

Sur les quatre années de suivi, 69 espèces sont vues chaque année depuis 2018 dans le cadre du protocole et 10 espèces n’ont été observées qu’une seule année dont 5 espèces en 2019 (exemple :  l'Aurore de Provence, le Cardinal ou le Damier de la succise). Aurore de Provence © Marion Fouchard

Le grand nombre de papillons uniquement vus en 2019 semble montrer que c’était une année particulièrement favorable aux papillons, le protocole d’inventaire étant le même chaque année. Pour 2021, malgré une année atypique niveau climat (printemps froid et pluvieux, températures basses jusqu’à la session n°6), les espèces patrimoniales du début du printemps étaient bien présentes sur le domaine (ex : Thécla de l’arbousier, Diane) mais en faible abondance et sur une période très courte. Le reste de la saison la majorité des espèces attendues a été vue, mais en faible abondance.Thècla de l'arbousier © Marion Fouchard

Comme chaque année, les données récoltées seront transmises au Muséum National d’Histoire Naturelle pour l’analyse de l’évolution des communautés à l’échelle nationale.

Le protocole d'étude sera reconduite en 2022 grâce au soutin des fonds de dotation Itancia et à Mr Pineau, propriétaire du domaine de l'Escarelle. Nous tenons à les remercier.