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Manifestation pour la réouverture du Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage de Buoux © Magali GoliardCe matin du samedi 6 avril se sont près de 300 personnes qui s'étaient données rendez-vous sur l'île de la Barthelasse à Avignon, pour réclamer des moyens financiers afin que le Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage de Buoux rouvre ses portes.

 

Manifestation pour la réouverture du Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage de Buoux © Magali GoliardDes sous pour les hiboux ! Des pépettes pour les chouettes ! » Autant de slogans qui affichent la détermination de la LPO Provence-Côte d'Azur et de ses partenaires pour sauver le centre de sauvegarde de Buoux, qui, avec le peu de financement des pouvoirs publics et une incertitude sur l’avanir, a cessé d’accueillir de nouveaux animaux en détresse depuis le 7 février dernier.

 

 

Plus de 1500 animaux accueillis chaque année

Ce centre basé dans le Vaucluse accueillait chaque année près de 1500 oiseaux (principalement des rapaces) et des petits mammifères, tels que les écureuils et les hérissons. Propriété du Parc naturel régional du Luberon depuis 1996 et géré par la LPO Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis 2006, cet établissement avait acquis un très grand professionnalisme pour les soins sur la faune sauvage en lien avec des vétérinaires bénévoles. Le savoir-faire des permanents en matière de médiation, entre la faune sauvage et les habitants de la région, était reconnu par tous.

 

Des difficultés financières récurrentes

Manifestation pour la réouverture du Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage de Buoux © Magali GoliardC’est un coup dur pour les défenseurs des animaux qui ont alerté les politiques et institutions depuis des années sur la précarité financière de ce centre. Les dirigeants de la LPO regrettent le manque d’empathie pour la faune sauvage en général dans les plans stratégiques pour la biodiversité et le manque de considération à l’égard des animaux en détresse qui sont impactés par les activités humaines (collisions avec les véhicules ou les baies vitrées, dénichages, empoisonnements, tirs illégaux, etc.).

Toutefois la LPO Provence-Alpes-Côte d'Azur remercie le Département du Vaucluse qui a voté une subvention le 22 mars dernier de 21000€ pour l’ensemble des activités de l’association menées dans le cadre de la politique des espaces naturels sensibles, dont 9000€ sont directement affectés au fonctionnement du centre de sauvegarde. Remercions également la Région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur qui a toujours été un partenaire fidèle de cet établissement (et qui avait prévu d’inscrire une aide de 40000€ à son budget 2019). Néanmoins, la LPO demande des engagements pluriannuels et que deux tiers du budget soient assurés par les pouvoirs publics, sur un budget de fonctionnement de 120000€. En effet, la faune sauvage est sous la responsabilité des pouvoirs publics, mais la prise en charge effective des animaux en détresse est assumée par un réseau de près de deux cents bénévoles, de cliniques vétérinaires bénévoles et de deux salarié(e)s de la LPO Provence-Alpes-Côte d’Azur.

 

Les acteurs locaux mobilisés pour sauver le centre de sauvegarde

Manifestation pour la réouverture du Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage de Buoux © Magali GoliardLe centre régional de sauvegarde de la faune sauvage remercie tous les participants à la marche très conviviale de samedi. Notons la présence de Jean-Louis Joseph, ancien Président du Parc naturel régional du Luberon, à l’initiative de la création de ce centre, Laure Galpin, directrice du Parc naturel régional du Luberon venue avec une partie de son équipe, Cécile Helle, Maire d’Avignon qui nous a accueilli sur sa commune, Sylvie Fare, conseillère départementale de Vaucluse, Mireille Dumeste, Maire de Viens accompagnée de son adjoint Mathias Maignan, Aline Salvaudon, conseillère municipale à Lacoste, et de nombreuses associations sympathisantes comme Adéo Animalis et SOS Barthelasse. Nous remercions tous les bénévoles, sympathisants, et les médias présents lors de cette matinée qui ont eu le courage de braver la mauvaise météo. Gageons que nous soyons entendus, pour que la faune sauvage puisse être soignée et réhabilitée, avec de vrais moyens.

 

Revue de presse

 

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