Retrouvez ici une chronique que nous publions chaque samedi dans Var-Matin dédiée à une espèce animale, que vous pouvez observer, régulièrement ou moins, dans les salins d'Hyères, réserve ornithologique incroyablement riche.

Lire la suite...Rapace très commun, la Buse variable peut se rencontrer dans différents habitats tels que le bocage, les milieux agricoles, les ripisylves et les lisières de forêts, où elle trouve de grands arbres pour y construire son nid. Comme son nom l’indique, son plumage est relativement variable allant du blanc au brun foncé. Cette espèce protégée, longtemps considérée comme nuisible, à tort, est très utile pour les agriculteurs puisqu’elle s’alimente principalement de petits rongeurs pouvant occasionner des dégâts aux cultures.

Lire la suite...Fidèle à son partenaire tout au long de sa vie, le Plongeon arctique niche dans les régions circumpolaires des continents américain et eurasiatique. Expert en pêche sous-marine, il se nourrit de poissons qu’il poursuit jusqu’à plusieurs mètres de profondeur. Ces longues plongées, durant parfois 4-5 minutes, sont rendues possibles grâce à des capacités pulmonaires et sanguines exceptionnelles. Le Plongeon arctique passe l’hiver dans les régions tempérées et quelques rares oiseaux s’arrêtent sur le littoral dans les baies abritées ou sur les grands lac et étangs de PACA.

Lire la suite...Brun, rondelet et habituellement la queue relevée, le Troglodyte mignon porte bien son nom. En effet, le mâle construit un nid cylindrique avec une entrée latérale, souvent accolée à un mur ou un tronc d’arbre, rappelant l’architecture troglodytique. Bien en évidence sur son promontoire, cet oiseau, malgré ses 8 centimètres, possède une voix puissante et un chant rythmé caractéristique. Alors qu’il ne se reproduit pas sur le littoral de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, le Troglodyte mignon y vient cependant passer l’hiver, pour y retrouver la douceur du climat et les insectes ou les araignées dont il raffole.

Lire la suite...Relativement facile à identifier grâce à ses cicatrices blanchâtres zébrant son corps sombre, le Dauphin de Risso doit ces dernières aux nombreuses interactions sociales qu'il peut avoir avec ses congénères. C'est d'ailleurs grâce à ces scarifications, propres à chaque individu, que les spécialistes peuvent les reconnaître à distance. Ce Dauphin, mesurant entre 3 et 4.5 mètres et pesant jusqu'à 500 kilogrammes, se nourrit quasi exclusivement de calmars qu'il chasse principalement la nuit, notamment au large de la métropole Toulonnaise.

Lire la suite...Le Héron garde-bœuf est souvent confondu avec l’Aigrette garzette mais s’en différencie morphologiquement par son bec jaune, et, au printemps, par ses plumes orangées qu’il arbore sur son dos, sa tête et sa poitrine. L’origine de son nom s'explique par son comportement : il accompagne volontiers le bétail auprès duquel il trouve quantité d’insectes, constituant une part importante de son alimentation. Les rares zones agricoles de la métropole sont propices pour l'observer en journée parmi les moutons ou les chevaux.

Lire la suite...Strictement migrateur en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, hormis quelques couples nicheurs observés dans les Bouches-du-Rhône, le Vanneau huppé présente une large aire de répartition, de la côte Atlantique à la mer du Japon ! Il est reconnaissable à sa huppe noire proéminente, ses couleurs métalliques, ses ailes larges et arrondies où ses cris très originaux. Il affectionne les milieux ouverts à la végétation rase et fuit le froid ainsi que le gel. Ces conditions sont primordiales pour que le Vanneau huppé puisse trouver de quoi s’alimenter, notamment des insectes, mais surtout, des lombrics.

Lire la suite...Le Loir gris est un petit rongeur nocturne assez bien réparti en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Avant de rentrer en hibernation, d’où l’expression « dormir comme un Loir », ce dernier recherche des cavités dans les vieux arbres, les fissures rocheuses ou les combles des maisons pour passer la mauvaise saison. Vivant en groupe d’une dizaine d’individus, cette espèce dite omnivore, peut se nourrir à la fois d’aliments d’origine végétale (graines, fruits) ou animales (insectes, limaces).

Lire la suite...Espèce originaire d’Asie, le Faisan de Colchide a été introduit en Europe par les romains. Il est aujourd’hui largement répandu dans toute la France. Alors que nous traversons une période de reconfinement, les dirigeants des chasseurs, devant la grogne de leurs adhérents, demandent à passer outre les contraintes sanitaires en prétextant le côté nuisible de cette espèce. Ils pourraient ainsi pratiquer leur loisir en toute impunité, sous couvert de mission de service publique. Rappelons qu’entre 6 et 15 millions de faisans sont lâchés par ces mêmes chasseurs chaque année…

Lire la suite...Après avoir quitté ses quartiers de reproduction montagnards (jusqu’à 2700 mètres), où il niche dans des cavités ou des crevasses rocailleuses, le Pipit spioncelle effectue une migration altitudinale pour rejoindre des zones d’hivernage plus clémentes. A basse altitude, il affectionne les prairies humides, les vasières des étangs, des canaux, des marais d'eau douce ou salée, où il glane des invertébrés. Entre la mi-octobre et la mi-avril, les zones humides littorales de Provence-Alpes-Côte d'Azur offrent à cette espèce une zone de quiétude exceptionnelle pour passer l'hiver.

Lire la suite...Migrateur occasionnel, le Pouillot à grands sourcils niche dans la taïga Sibérienne et passe l'hiver en Asie du sud-est. Lors de sa migration, ce passereau de 6 grammes peut donc entamer un périple de 8000 km ! L’augmentation des observations de l'espèce en Europe de l’ouest se poursuivant, les scientifiques émettent aujourd’hui l’hypothèse d’un changement de voie migratoire, dont la destination n’est pas encore connue. Chaque année, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur voit le passage de plusieurs individus.