Retrouvez ici une chronique que nous publions chaque samedi dans Var-Matin dédiée à une espèce animale, que vous pouvez observer, régulièrement ou moins, dans les salins d'Hyères, réserve ornithologique incroyablement riche.

Lire la suite...Le Blaireau est le plus gros mustélidé de France. Animal discret aux mœurs nocturnes, il est assez commun sur l’ensemble de la région Paca. Omnivore, il se nourrit de serpents, de petits rongeurs, de vers de terre, de champignons ou de fruits. Il est capable de déplacer jusqu’à 40 tonnes de terre pour creuser son réseau de terriers, constitué d’un terrier principal et de terriers secondaires où il peut cohabiter avec d’autres espèces comme le Renard roux ou le Lapin de garenne.

Lire la suite...Le Chevalier aboyeur est le plus gros des chevaliers présents en France. Hivernant régulier en PACA mais peu répandu, on peut l’apercevoir cependant en grand nombre à partir du mois d’avril lors de sa remontée d’Afrique pour rejoindre la Scandinavie. Ses cris sonores sont une succession de notes qui lui ont valu son nom. Les crustacés, les insectes et les petits poissons constituent la base de son alimentation.

Lire la suite...Le Geai des chênes est la sentinelle de la forêt, rien ne lui échappe et il est toujours enclin à signaler de ses cris râpeux et sonores, la présence d’un prédateur ou d’un intrus. On peut l’observer aisément dans les forêts de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Durant l’automne, il enfouit dans le sol des réserves de glands, qu’il retrouvera au cours de l’hiver, grâce à son excellente mémoire visuelle. Le Geai des chênes a aussi la particularité d’imiter les cris de nombreuses espèces d’oiseaux.

Lire la suite...Le Monticole bleu est un hôte d’exception des falaises et villages côtiers de la région Paca, même si on peut le rencontrer jusqu’à 1800 m dans le massif alpin. Il sautille de roche en roche à la recherche d’insectes, de lézard, de baies ou de graines. Il niche dans les cavités des falaises, des murs avec une population particulièrement élevée sur la métropole toulonnaise. Le Monticole bleu reste tout de même une espèce régionale quasi menacée (UICN) avec la perte de son habitat et à la surfréquentation touristique.

Lire la suite...Cousin du Moineau domestique, le friquet est plus discret vis-à-vis de l’Homme et s’en distingue par la virgule noire sur sa joue blanche. Même s’il possède une large répartition mondiale, ses populations sont malheureusement en très fort déclin en France. Il a désormais disparu de plusieurs régions où la modification des pratiques agricoles est mise en cause. Associé aux milieux ruraux, il niche dans les cavités de vieux arbres.

Lire la suite...Le Canard colvert tient son nom des plumes vertes irisées du mâle en période nuptiale. Il est commun et facilement observable sur les zones humides de la région PACA. Il se nourrit principalement de graines de végétation flottante ou immergée, auxquelles s’ajoutent quelques insectes ou mollusques. Ses effectifs sont stables malgré la perte de son habitat et la chasse, ce canard s'adaptant facilement aux points d’eau des parcs urbains ou aux canaux de la métropole toulonnaise.

Lire la suite...La Fauvette pitchou (petit en provençal) est difficile à observer. Son habitat est composé principalement de petits buissons épineux en été, alors qu’en hiver elle peut effectuer de petites migrations vers les zones côtières riches en salicornes et en insectes. On la rencontre donc aisément en hiver sur les zones humides hyéroises comme le Marais des Estagnets ou les salins d’Hyères. Elle est inscrite comme « quasi menacé » sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Lire la suite...La Bouscarle de Cetti est discrète. Son plumage se fond parfaitement dans la végétation, seul son chant tonitruant trahit sa présence. Son bec fin et son allure peuvent rappeler une fauvette. Souvent nerveuse, elle se déplace en sautillant de branche en branche, la queue relevée. On peut aussi l’apercevoir au sol, à la recherche d’insectes, d’arachnides ou de vers, ses mets favoris. Elle vit dans les endroits humides, riches en buissons (cours d’eau, marais) de la métropole toulonnaise.

Lire la suite...La Sarcelle d’hiver est le plus petit canard de surface d’Europe. En vol, les changements brusques de direction, les battements rapides des ailes et leur motif remarquable, (notamment le miroir vert et noir encadré de blanc) sont assez caractéristiques et permettent de la distinguer des autres anatidés. L’espèce effectue chaque année de longues migrations entre les sites de reproduction situés principalement au nord et nord-est de l’Europe (pouvant même atteindre la Sibérie) et les zones d’hivernage situées en Europe du sud et de l’ouest. Dans la région, elle est donc principalement présente en automne et en hiver.

Lire la suite...On ne la voit jamais et pourtant elle hiverne régulièrement sur le littoral méditerranéen. C’est courant septembre que les bécasses quittent le nord de l’Europe et la Sibérie pour entreprendre une longue migration qui les mènera jusqu’aux forêts varoises. De belle taille, c’est un limicole essentiellement forestier. Le jour, elle se repose dans les bois et les taillis, et la journée elle gagne les champs, les prairies et/ou les vignes pour se nourrir. La bécasse mange presque exclusivement des vers de terre (à environ 80%), le reste étant constitué de larves, de myriapodes et d’imagos d’insectes.