Retrouvez ici une chronique que nous publions chaque samedi dans Var-Matin dédiée à une espèce animale, que vous pouvez observer, régulièrement ou moins, dans les salins d'Hyères, réserve ornithologique incroyablement riche.

Lire la suite...Tantôt appelé Mégère (pour la femelle), tantôt appelé Satyre (pour le mâle), Lasiommata megera est un des papillons de jour les plus communs en France, présent partout en France. Les mâles se livrent à un comportement particulier, se perchant en haut des collines après une vive compétition laissant aux meilleurs mâles les points les plus culminants. Les femelles jugent ainsi les mâles à l'altitude de leur territoire.

Lire la suite...Limicole mimétique, la Bécasse des bois est une espèce appréciant les milieux boisés entrecoupés de prairies humides, où elle s’alimente de vers et de petits arthropodes durant la nuit. Hivernante en France, les effectifs nicheurs sont, quant à eux, estimés entre 6000 et 12 000 couples. Chassable dans pratiquement toute l’Europe, la France prélève, à elle seule, près d’un million d’individus chaque année. La Bécasse des bois est, durant l’hiver, commune sur les îles d’Hyères, comme en atteste ce cliché pris sur l’île du Levant.

Lire la suite...L’Hirondelle de fenêtre s’est bien adaptée à la présence de l'Homme, notamment à son bâti. Son nid, sphérique, construit à partir de boue et de sa salive, est placé directement sous un surplomb : rebord de fenêtre ou avant-toit. Dès mars, après avoir passé l’hiver en Afrique, elles peuvent retrouver l’endroit exact de leurs précédentes nichées. Son dos noir, présentant des reflets bleus, ainsi que son croupion blanc, permettent d’identifier cette espèce, lorsqu’elle poursuit les insectes volants dont elle se nourrit.

Lire la suite...Le Marbré-de-vert profite des températures clémentes de la fin de l’hiver pour sortir de sa chrysalide. Ce phénomène est nommé « l’émergence ». Les marbrures vertes présentes sur la face inférieure de ses ailes sont à l’origine de son nom, bien que d’autres espèces lui ressemblent. Ce papillon, bien réparti sur la métropole, apprécie les milieux ouverts, chauds et secs tels que les friches et les bords de cultures. En se nourrissant de nectar, les papillons participent activement à la pollinisation des fleurs.

Lire la suite...L'Hespérie de l'Alcée (Carcharodus alceae), d’envergure 25-34mm, est l’exemple type de la confusion papillon de jour / papillon de nuit. En effet, selon une croyance populaire les papillons de jour sont très colorés et les papillons de nuit sont plus ternes, or il n’en est rien, et pour cause l’Hespérie de l’Alcée fait partie des papillons de jour !

Lire la suite...Plante vivace rare, l’Ail petit Moly (Allium chamaemoly) est en France uniquement présente sur la frange littorale méditerranéenne. Dégageant une odeur ail, la floraison intervient vers janvier et forme des petits bouquets de fleurs blanches qui rasent le sol. Présente sur les Salins d’Hyères et représentant un fort enjeu de conservation, cette espèce est protégée sur l’ensemble de l’hexagone. Le sanglier, friant de ses bulbes, l’urbanisation et les espèces exotiques envahissantes sont les principales menaces qui pèsent sur l’Ail petit Moly.

Lire la suite...Suspendu tel un fruit, enveloppé dans ses ailes, le Petit Rhinolophe se repose. N'ayez pas peur, comme toutes les chauves-souris, il ne s’accrochera pas à vos cheveux. Ce qu'il cherche ce sont les moustiques et autres invertébrés qu’il repère grâce à son système d’écholocation. Cette petite chauve-souris préfère les espaces semi-boisés, parcs, vergers et bocages. Malheureusement ses populations sont en diminution à cause de la pollution et de la raréfaction des abris dans les bâtiments (granges, greniers).

Lire la suite...Habitué aux plateaux montagnards où il niche, l’Accenteur alpin passe l’hiver à des altitudes plus basses, souvent sur des parois rocheuses. Il recherche dans les anfractuosités de ces dernières, des graines ou des petits invertébrés résistants à la saison. Territorial en période de nidification, cette espèce est grégaire en hiver. Peu farouche, il peut, par exemple, être observé au Mont Caume. Plus corpulent que son cousin l’Accenteur mouchet, il s’en différencie par ses flancs roux et la base de son bec jaune.

Lire la suite...Nicheur en Sibérie, le Pipit de Richard hiverne principalement de l’Inde au sud de la Chine. Quelques individus préfèrent passer cette rude saison au Moyen-Orient voire, plus rarement, en Europe de l'Ouest. Observé il y a quelques jours sur la base aéronavale d'Hyères, cette espèce cherche des insectes, dont il se nourrit, dans des milieux ouverts à l'herbe rase. Souvent au sol, il est facilement repérable à sa posture droite, son large sourcil clair et sa taille plus grande que les autres Pipits hivernants en France.

Lire la suite...Migrateur exceptionnel dans le Var, le Phalarope à bec large est un limicole qui niche près des étangs et des marais de la toundra arctique. Observé il y a quelques jours sur les salins d’Hyères, cette espèce passe l’hiver au large des côtes du Sud-Ouest de l’Afrique et entame donc, chaque année, une migration de plusieurs milliers de kilomètres. En réalisant des mouvements circulaires à la surface de l’eau, il créé un mouvement ascendant, faisant remonter les invertébrés dont il se nourrit.