Retrouvez ici une chronique que nous publions chaque samedi dans Var-Matin dédiée à une espèce animale, que vous pouvez observer, régulièrement ou moins, dans les salins d'Hyères, réserve ornithologique incroyablement riche.

Lire la suite...Papillon nocturne d'assez grande taille (12 cm), le Sphinx du chêne est une espèce du sud de la France, se rencontrant de mai à août. A l’âge adulte ce papillon de nuit ne se nourrit pas, sa vie étant strictement vouée à la reproduction. Une fois l’accouplement réalisé, des œufs sont pondus sous les feuilles de différentes espèces de chênes. Après plusieurs semaines, la chenille bleu-vert ornée de liserés crème quitte l’arbre pour s’enterrer dans une coque de protection et donner naissance à un nouveau papillon l’année suivante.

Lire la suite...Originaire d’Afrique tropicale, cette libellule a réalisé une expansion vers l’Europe depuis les années 70, avec une apparition en France en 1994. Elle est aujourd’hui présente dans tous les départements bordant la Méditerranée, dont le Var, et fréquente les lagunes, les étangs, les carrières ou les gravières inondées. Le mâle de cette espèce est reconnaissable à la couleur rouge vineux ou violacé de son abdomen et de son thorax. Carnivore, elle s’alimente de petits insectes capturés en vol.

Lire la suite...L’Ascalaphe soufré est à la croisée des chemins entre les papillons et les libellules. Il en diffère par ses longues antennes dont les extrémités se terminent en forme de massues. Très agile et rapide, il capture des mouches et d’autres petits insectes en vol. On le rencontre sur les éboulis rocheux, les versants ensoleillés, les prairies ou les chemins caillouteux, secs et sableux aux fossés couverts de plantes folles. Il est particulièrement bien représenté sur le territoire de la métropole !

Lire la suite...Avec ses trois centimètres d’envergure, l’Ocellé rubané reste discret et affectionne les bois clairs, les pelouses sèches buissonneuses et les garrigues. Sa période vol s’étend de mai à juillet où l’on peut l’observer sur les fleurs de Thym, des Scabieuses ou de la Badasse. Sa répartition est limitée à l’Ouest du bassin méditerranéen, notamment du Maghreb à la péninsule ibérique, puis du Roussillon à la Provence, avec comme limites nordiques les Cévennes et la Drôme.

Lire la suite...La Corneille noire se différencie du Corbeau par son bec noir épais et son mode de vie plutôt solitaire. Sédentaire et très territoriale également, elle s’observe facilement sur le territoire de la métropole toulonnaise. Son régime alimentaire très varié occasionne parfois des dégâts dans les cultures où elle consomme les semis. Elle se nourrit également de charognes, d’invertébrés, de graines, de fruits et peut piller les nids d'autres oiseaux.

Lire la suite...Cousine orientale de notre Glaréole à collier, la Glaréole à ailes noires est une espèce très rare en France. Lors d’un inventaire pour la Métropole Toulon Provence Méditerranée, deux oiseaux ont été découverts près du marais du Pousset à Hyères par les observateurs de la LPO PACA. Migrateur au long cours, ce limicole hiverne en Afrique tropicale avant de rejoindre ses quartiers de reproduction situés en Europe de l’est et en Asie centrale ! Il s’agit de la première mention pour le Var.

Lire la suite...Opportuniste, le Goéland leucophée a su s’adapter à son environnement et niche aussi bien sur les falaises côtières que dans nos métropoles. Redoutable prédateur, il s’alimente de poissons, d’oiseaux, d’œufs, de poussins, de petits mammifères, ou de déchets ménagers. Certains Goélands leucophées sont migrateurs et quittent la Méditerranée dès la fin de la saison de reproduction, pour rejoindre l’Atlantique ou la mer du Nord.

Lire la suite...L’image de la semaine provient des salins d’Hyères où un Pluvier bronzé, espèce rare en France, a été découverte en ce début de mois de mai. Ce limicole élégant niche sur le continent américain de l’Alaska à l’île de Baffin et ne s’égare que très rarement en Europe souvent  à la faveur de fortes dépressions atlantiques automnales. Ses quartiers d’hivernage quant à eux se situent dans le sud-est de l’Amérique du sud. Cette observation en méditerranée et sur le territoire de la métropole est donc exceptionnelle.

Lire la suite...Après plusieurs heures passées en mer, un oiseau au vol mécanique rejoint la terre ferme, non sans avoir provoqué les attaques des Goélands leucophées. Harcelé, le Hibou des marais cherche un endroit isolé pour se reposer. De retour de ses quartiers d’hivernage africains, il rejoint les prairies humides et les marais du nord de l’Europe où il y possède une aire de répartition circumpolaire. Contrairement à beaucoup de rapaces nocturnes, il possède des mœurs assez diurnes qui peuvent représenter 65% de son rythme quotidien en été.

Lire la suite...Le Tournepierre à collier picore, sonde, pousse, ou retourne tous les éléments de l’estran notamment les cailloux ou les algues à la recherche de crustacés, de mollusques ou de vers. Après avoir passé l’hiver en Afrique de l’ouest, il rejoint actuellement l’Alaska, le nord-est du Canada et le littoral arctique du Groenland jusqu’à la Sibérie pour s’y reproduire. Pour réaliser cette prouesse, la présence de zones de halte migratoire devient une nécessité vitale. Gérés par la Métropole, les salins d’Hyères où cet individu a été photographié, fournissent la plus grande quiétude aux migrateurs épuisés.