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Crédit photo © Marine SteinmannDécouvert dans les rues d’Orange dans le Vaucluse, cet engoulevent est arrivé très affaibli au Centre de sauvegarde le 4 octobre dernier. Il a passé une douzaine de jours au centre pour retrouver des forces et être relâché dans son milieu naturel le 16 octobre, juste à temps avant la fin de la migration. Membre d’une espèce transsaharienne, cet engoulevent ira passer l’hiver en Afrique avant de revenir en Europe en avril prochain. 

 

Un oiseau peu connu 

L’engoulevent, bien que très original, sait rester discret. Grâce à son plumage brun tacheté de beige jaunâtre, cet oiseau nocturne, actif surtout au crépuscule et à l’aube, est doté d’un camouflage parfait lorsqu’il se repose en pleine journée sur une branche, de l’écorce ou à même le sol tout en restant parfaitement immobile. Avec son petit bec noir derrière lequel se cache une bouche semblable à celle d’une grenouille, il se nourrit d’insectes tels que des papillons de nuit qu’il chasse en plein vol. Son chant étrange rappelant le coassement d'un crapaud facilite son identification. 

 

Une espèce menacée par les activités humaines 

Du fait de son alimentation strictement insectivore, l’engoulevent est aujourd'hui menacé par les insecticides utilisés par l’industrie agricole. Cet oiseau vivant dans des espaces semi-boisés et secs, comme la garrigue ouverte ou les landes, élève ses petits au sol et voit notamment ses populations mises en danger par le changement des techniques sylvicoles. Les collisions avec les véhicules la nuit représentent également un problème pour le maintien de l’espèce. 

 

L’engoulevent a été relâché juste à temps 

Présents en Europe et dans toute la France de mi-avril jusqu’au mois de septembre, les engoulevents élèvent deux couvées entre fin-mai et mi-juillet. Chaque année, à l’approche de l’automne, ils migrent la nuit vers l’Afrique tropicale, jusqu’au Sud du continent. Les derniers engoulevents à quitter l’Europe partent aux alentours de mi-octobre. L'année prochaine, il reviendra très probablement dans la région, car les individus de cette espèce sont attachés à leur site de nidification. 

Crédit photo © Marine Steinmann

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