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Hérisson d'Europe © Manon JeantyQui s’y frotte s’y pique ! Mais comment lui résister ? Avec son petit nez noir, ses piquants bicolores et ses grognements indiscrets, ce petit mammifère à l’allure un peu gauche inspire souvent beaucoup de tendresse. Au Centre de sauvegarde de la faune sauvage, près de 140 hérissons ont été accueillis en 2019. Quelles sont les principales menaces qui pèsent sur cette espèce protégée ?  

Le réchauffement climatique, un danger pour le hérisson 

Au Centre de sauvegarde, les hérissons accueillis sont nombreux, surtout en hiver. En dessous de 10°C, le hérisson tombe dans une léthargie dont il n’est censé sortir qu’au printemps, au mois de mars.  Mais les variations de températures au cours de l’hiver peuvent entrainer son réveil, et tout réveil peut être risqué : la perte d’énergie est considérable. Avant l’hibernation, il est donc important qu’un individu ait constitué suffisamment de réserves. Ce n’est pas forcément le cas des jeunes nés tardivement dans l’année... La période de reproduction des hérissons se situe entre le mois d’avril et le mois d’août. Chez ce mammifère, la gestation dure environ 1 mois et les portées comportent en moyenne 2 à 3 petits. La mère les allaite durant trois semaines avant de leur apprendre à être autonomes. Au bout de deux mois, les petits sont prêts à prendre leur indépendance. Mais avec le réchauffement climatique, la reproduction du hérisson est perturbée. Une portée supplémentaire et tardive peut survenir en automne, ne laissant pas le temps aux jeunes d'emmagasiner assez de graisse pour l’hiver.  

Le séjour d’un hérisson au Centre de sauvegarde 

Hérisson en soins au Centre de sauvegarde © Marine SteinmannDifficile de faire le diagnostic d’un hérisson roulé en boule... Avec ses piquants de 2 à 3 centimètres, il arrive parfois à nous piquer à travers les gants ! Dans la nature, cette armure lui permet de se protéger des agressions extérieures. Pour le différencier parmi ses congénères au Centre de sauvegarde : une fine couche de vernis coloré sur ses piquants nous permet de le distinguer et de surveiller plus facilement l’évolution de son état. Les menus varient chaque jour pour respecter au mieux ses besoins alimentaires. Puis, lorsque vient le printemps, nous vérifions que son poids est suffisant et qu’il sait parfaitement se mettre en boule pour se protéger avant de le relâcher. 

Une espèce protégée et utile dans les jardins 

Hérisson d'Europe © Alexas PhotosAu-delà du trafic routier, qui reste la principale menace pesant sur eux, les hérissons peuvent être atteints de parasitismes ou de maladies infectieuses. Il arrive parfois qu’un hérisson tombe dans une piscine et bien qu’il soit bon nageur, l’épuisement peut entrainer une noyade s’il ne peut pas en sortir. Les chutes sont récurrentes chez ce petit mammifère. 

Pour préserver cet habitant de votre jardin, vous pouvez aménager ce dernier. Si vous avez une piscine ou un bassin, vous pouvez installer une planchette rugueuse sur le bord pour aider un hérisson à en sortir s’il tombe dedans. Vous pouvez également disposer de l’eau dans des gamelles en période de sécheresse, planter des haies, laisser des tas de bois ou de feuilles mortes qui constitueront des abris naturels très appréciés, et bien sûr, ne pas utiliser de pesticides. Pour favoriser la présence de ces animaux sur votre terrain, assurez-vous de rendre votre jardin accessible en laissant des espaces ouverts dans les clôtures. Auxiliaire du jardinier, le hérisson vous rendra service en grignotant les limaces, les escargots et divers insectes qui rôdent dans votre potager...