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Pendant le confinement, le Centre de sauvegarde de la faune sauvage a accueilli deux jeunes fouines trouvées faibles et en hypothermie © Marine SteinmannPendant le confinement, le Centre de sauvegarde de la faune sauvage a accueilli deux jeunes fouines trouvées faibles et en hypothermie. Membre de la famille des mustélidés, la fouine est omnivore. Son rôle régulateur des rongeurs et des colombidés empêche leur prolifération et revêt une utilité sanitaire. Cependant, même si sa présence est bénéfique pour la biodiversité, la fouine est encore classée parmi les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts...

 

 

Une présence bénéfique aux écosystèmes 

Avec l’empiètement de l’homme sur son milieu naturel, la fouine s’est adaptée. Elle fréquente les lieux habités et s’établit volontiers dans les granges, les greniers ou les étables. Excellente grimpeuse, elle peut également s’abriter dans les arbres, mais trouve aussi son bonheur dans les tas de bois ou les terriers. 

La présence de la fouine est bénéfique aux écosystèmes. Avec un régime alimentaire omnivore et opportuniste, la fouine se nourrit principalement de petits animaux, de fruits sauvages et de mollusques. Son rôle est d’une grande utilité sanitaire, car en régulant les populations de rongeurs et de colombidés, la fouine empêche leur prolifération. 

Arrivée au centre de sauvegarde pendant le confinement, cette jeune fouine a été trouvée à Apt dans le Vaucluse, très faible et en hypothermie sur une allée privée. Ce petit mâle avait encore les yeux fermés, et pesait alors 457 grammes ! © Marine Steinmann

 

Un animal classé “ESOD” 

Bien qu’elle joue un rôle de régulateur des petites espèces envahissantes, la fouine est un animal classé parmi les “espèces susceptibles d’occasionner des dégâts” (anciennement appelées “nuisibles”) dans de nombreux départements français. À cause des nuisances sonores en périodes de rut ou des attaques occasionnelles dans les poulaillers et les pigeonniers, la régulation de la fouine est souvent autorisée. 

Pourtant, de nombreuses méthodes de préventions existent pour limiter ces nuisances et faciliter la cohabitation avec ce petit mammifère utile à la biodiversité. Il est possible d'aménager des cônes anti-fouines sur les gouttières ou de placer des répulsifs olfactifs gênant leur installation dans les habitations, et de créer des gîtes alternatifs sur son terrain. 

Tout comme la fouine, des espèces contribuant à l’équilibre des écosystèmes sont sur la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts. Pour demander la suppression de ces espèces de cette liste, vous pouvez signer la pétition de l’ASPAS

 

Cohabiter avec une fouine 

Notre toute jeune pensionnaire, élevée au biberon, apprend peu à peu à manger seule © Marine SteinmannAnimal nocturne, la fouine reste en général très discrète et peu visible. Néanmoins, il est possible d’entendre ses cavalcades et ses cris dans les greniers en période de reproduction.  

Si la présence d’une fouine devient gênante, il est possible de la faire partir sans lui faire de mal en obturant les points d’entrées du gîte la nuit, lorsqu’elle s’absente pour chercher de la nourriture. Plus de précautions sont à prendre s’il s’agit d’une mère et de ses petits : il faut alors attendre le sevrage et le départ des jeunes pour entamer les travaux à la fin de l’été.  

En général, l’installation d’une fouine dans un gîte est temporaire. Pour mieux cohabiter avec la fouine, vous pouvez vous référer à la fiche technique du Groupe mammalogique et herpétologique du Limousin. Vous pourrez par exemple y découvrir comment construire un gîte alternatif pour offrir un abri à ce petit mammifère mal aimé ! 

 

Pour nous aider à poursuivre nos actions, vous pouvez faire un don au centre de sauvegarde ou utiliser le moteur de recherche solidaire Lilo