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Château d'Escarelle © Marion FouchardDans le cadre du protocole national d’acquisition des données sur les rhopalocères et les zygènes mené par le Museum National d’Histoire Naturelle de Paris, la deuxième session de chronoventaire au Château de l’Escarelle s’est déroulée le 14 avril 2020.

Avec une belle floraison printanière, 25 espèces ont été recensées au cours de cette session à travers les 7 stations du domaine. Une richesse spécifique très proche de celles obtenues les années précédentes à la même période (24 espèces en 2019 et 26 en 2018).

A noter que le Paon-du-Jour (Aglais io L.) a été une nouvelle fois observé dans le cadre de cette deuxième session de chonoventaire, cette fois-ci en train de butiner le Bois Sainte Lucie au niveau du jardin à papillons du Château de l’Escarelle.

Aisément identifiable avec ses ocelles vifs sur un fond vermeil qui rappellent ceux des plumes de paon (d'où son nom vernaculaire), le Paon-du-jour possède de beaux motifs évoquant un regard de chouette, très utiles pour dissuader les prédateurs ! Le revers brun de ses ailes lui permet également de se glisser au creux des feuilles mortes, le rendant ainsi difficile à apercevoir. Après l'accouplement, il pond jusqu'à 500 œufs amassés au revers des feuilles d’une plante nourricière, qui est généralement l’ortie. L'œuf libère ensuite la chenille au bout de deux à trois semaines d'incubation. Migrateur occasionnel, le Paon-du-jour vole de juin à août en fonction des conditions environnementales. Il apprécie les parties découvertes ensoleillées des bois, prairies humides et vallons buissonneux, où il hiverne parfois.

Paon-du-jour © Marion Fouchard

À ce jour, il est présent sur tout le continent français, en plus grande abondance dans le nord de la France. Du fait de la destruction systématique de sa plante hôte, considérée comme indésirable, il se fait de moins en moins commun ces dernières années.

Face à ce triste constat, une tendance positive se remarque en Provence-Alpes-Côte d'Azur. L’espèce semble être présente en plus grande abondance cette année, avec déjà 15 observations implémentées sur la base de données faune-paca.org au 20 avril 2020, contre 25 en 2019 sur l’ensemble du mois d’avril et 12 en 2018.

Cette dernière semble également en progression à l’échelle de la région depuis ces trois dernières années, avec selon la base de données faune-paca.org, déjà 50 observations au 20 avril 2020 contre 128 observations pour l’ensemble de l’année en 2019 et uniquement 50 en 2018.

La prochaine session de ce protocole aura lieu la semaine prochaine au niveau du domaine du château de l'Escarelle.