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Station n°7 © Marion FouchardAfin de participer à l’effort collectif de préservation de la biodiversité, le propriétaire du Château de l’Escarelle et le fond de dotation Itancia ont tissé un partenariat avec la LPO PACA à partir de 2016, dans le but de développer différentes actions en faveur de la biodiversité.

 

Une des actions mises en place depuis 2018 dans le cadre de ce partenariat est un suivi à long terme des papillons de jour et zygènes, selon un protocole national du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, le « chronoventaire ». Ce protocole national d’acquisition de données a pour objectif d’acquérir une meilleure compréhension de l’écologie des espèces, de leur répartition et d’avoir un suivi régulier de l’évolution des communautés en lien avec les changements du climat et autres perturbations.

En 2020, à la moitié des sessions d’inventaire de cette année, le nombre total d’espèces observées sur le site est de 70 espèces (64 papillons de jour et 6 zygènes) sur les 104 espèces répertoriées au total dans le cadre de ce protocole en prenant en compte les résultats de 2018 et 2019.

Toutes stations et toutes sessions confondues, c’est la station n°7 qui a eu le plus grand nombre d’espèces lors d’une session (18 espèces lors de la session n°7).

Au fil des sessions, la richesse spécifique de toutes les stations suit la même tendance : avec la saison qui avance, la richesse augmente. La session la plus riche en espèces, toutes stations confondues, est celle du 09 juin (session n°6) avec 39 espèces observées au total ce jour-là. A l’inverse, la session la plus pauvre en espèces, toutes stations confondues, est le 03 avril (session 4) avec 20 espèces observées au total ce jour-là.

Par rapport aux années précédentes, les richesses spécifiques pour les différentes sessions sont semblables à celles recueillies au cours de la première session de 2018, avec une légère baisse de diversité. En 2019, globalement, plus d’espèces avaient été observées sur toutes les sessions.

En comparant la richesse spécifique entre les différentes stations pour 2018, 2019 et 2020, une même tendance peut être observée : les stations les plus riches étant les stations 5, 6 et 3 et les moins riches les stations 2 et 4.

Station n°6 © Marion Fouchard

Station n° 4 © Marion Fouchard

En ce qui concerne les cortèges d’espèces entre station lors des 7 premières sessions de 2020, 23 espèces ont été vues uniquement sur une seule station : beaucoup d’espèces sont donc bien spécifiques à une zone et un habitat du domaine. Cela montre la complémentarité de la mosaïque des habitats du domaine et l’importance de la maintenir. Le Damier de la succise par exemple n’est vu que dans la station la plus humide du domaine la n°4.

Damier de la succise  © Marion Fouchard

Malgré une année atypique niveau climat (printemps froid et pluvieux, températures basses jusqu’à la session n°6), les espèces patrimoniales du début du printemps étaient bien présentes sur le domaine (ex : Thécla de l’arbousier, Diane).

En prenant en compte les années précédentes :

  • 63 espèces sont vues chaque année depuis 2018 ;
  • 1 espèces a été vue pour la première fois en 2020 dans le cadre de ce protocole mais était déjà connu du domaine des inventaires menés hors chronoventaire (le Damier de la succise)
  • 3 espèces ont été vues en 2018 et 2020 mais pas en 2019 (la Diane, le Gazé et la Thécla de l’Orme) et 3 autres ont été vues en 2019 et 2020 mais pas en 2018 (l’Hespérie du Dactyle, le Paon du jour, la Piéride du navet) : certaines années sont donc plus favorables que d’autres à certaines espèces en fonction du climat.

Thécla de l’Orme © Marion Fouchard

Nous tenons à remercier les Fonds de dotation Itancia ainsi que le Château de l’Escarelle pour leur soutien, pour la réalisation de ce protocole d’étude depuis 3 ans.