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Libellule deprimée © Marion FouchardCe mercredi 03 juin 2020, nous avons effectué un deuxième passage d’inventaires naturalistes sur le Golf de Valescure à Saint-Raphaël (83), ciblé sur les insectes. Une météo favorable (ensoleillée, avec peu de vent et une bonne température) nous a permis de contacter 17 espèces de rhopalocères (papillons de jour), 7 d’odonates (libellules), 3 d’orthoptères (criquets, grillons et sauterelles), 2 d’hétérocères (papillons de nuit) et 3 de reptiles.

Le site présente une belle mosaïque d’habitats naturels qui entourent le parcours du golf, avec des fourrés et des prairies mêlés à des pinèdes, de petits plans d’eau et de cours d’eau.

Grâce au confinement, les bords du parcours, les prairies, les lisières n’étaient pas encore coupées. La manœuvre était en cours lors de notre passage.

En ce qui concerne les papillons, les espèces contactées sont assez classiques. La majorité des espèces sont liées aux milieux ouverts, avec à titre d’exemple les Mélitées, les Piérides, le Tabac d’Espagne qui dépendent de plantes basses (ex : Scabieuses, Plantains, Violettes, Roquette sauvage) pour se nourrir et pondre leurs œufs.

Sur les bords du parcours, les habitats et la végétation sont naturels et spontanés. Les plantes présentent sont donc adéquates pour le développement et la reproduction des insectes. Lors de l’inventaire nous avons ainsi pu observer des individus adultes de papillons, de sauterelles, de criquets mais également des forme juvéniles et des larves ce qui démontre que les espèces arrivent à réaliser l’ensemble de leur cycle de vie à l’échelle du golf. A titre d’exemple une belle chenille d’Ecaille mendiante (papillons de nuit) a été trouvée au niveau d’une Mauve, sur un talus dont la végétation n’avait pas encore été coupée.

Écaille mendiante © Marion Fouchard

Un examen des cours d’eau et des plans d’eau a permis l’observation de plusieurs libellules adultes. Davantage d’espèces étaient présentes sur les cours d’eau, qu’aux abords des plans d’eau, ces premiers étant plus sauvages et végétalisés. Cela peut s’expliquer par le fait que les libellules ont besoin pour se reproduire d’une zone humide végétalisée, avec de l’eau courante ou stagnante, car elles pondent au niveau de la végétation aquatique. 

A titre d’exemple, un mâle de libellule déprimée patrouillait à la recherche d’une femelle le long d’un des cours d’eau en compagnie de l’Agrion à stigmas pointus, espèce moins commune répartie uniquement sur le pourtour méditerranéen. 4

Ce deuxième bilan, confirme la belle diversité observée durant nos premiers inventaires et mériterait d’être complété par des inventaires supplémentaires plus tard dans la saison, notamment pour les orthoptères.

Golf de Valescure Saint-Raphaël © Marion Fouchard

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