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Observation des oiseaux d’eau en hivernage dans les bassins aux abords de la Durance. © Aurélie TorresLe 10 décembre, 9 agents de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer et de la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement se sont donnés rendez-vous aux Gravières du Puy Sainte-Réparade puis au barrage de Cadarache afin d’être formés aux différents enjeux écologiques associés à la Durance.

La formation a débuté par l’explication des caractéristiques hydrologiques de la Durance avec l’intervention de François Boca, animateur au Syndicat Mixte d’Aménagement de la Vallée de la Durance, et des enjeux associés aux ripisylves et à la faune et la flore qui s’y développent. 

Différentes espèces d’oiseau d’eau hivernent dans les bassins adjacents à la Durance, ce qui illustre bien la nécessité de conserver des zones humides ; Nette rousse (Netta rufina), Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis)… Par exemple, un radeau flottant a été installé au centre d’un bassin afin de permettre aux Sternes pierregarin (Sterna hirundo) d’y nidifier.

Afin d’avoir une vue d’ensemble des habitats les plus sensibles au dérangement et à la destruction, un support pédagogique représentant une rivière et sa ripisylve a été mis à disposition. Les agents ont eu pour mission d’identifier la zone de nidification de différentes espèces à enjeux ; la Sterne pierregarin, le Petit Gravelot (Charadrius dubius), le Pipit rousseline (Anthus campestris), le Guêpier d’Europe (Merops apiaster), la Loutre d’Europe (Lutra lutra), le Lucane cerf-volant (Lucanus cervus), etc…

L’observation directe d’individus n’est pas l’unique moyen de déterminer la présence ou l’absence d’une espèce : la présence de cavités creusée par un oiseau ou une zone de chantier de Castor d’Eurasie (Castor fiber) souligne l’importance écologique de la ripisylve d’un cours d’eau et des enjeux qu’il en découle.

La formation s’est poursuivie l’après-midi sur le site du barrage de Cadarache avec l’intervention de Céline Rety, ingénieure environnement à EDF. Le bassin d’éclusée, servant initialement au délimonage des eaux et aujourd’hui envasé à 95%, accueille de nombreux oiseaux d’eau en hivernage, dont les trois espèces de fuligules : Fuligule morillon (A. fuligula), Fuligule milouin (A. ferina) et Fuligule milouinan (A. marila).

Les agents ont travaillé ensuite sur différents cas d’étude afin de pouvoir évaluer l’impact d’une infrastructure ou d’un élément particulier pouvant exister sur le site de Cadarache : est-ce permanent ou temporaire, quels sont les impacts directs et indirects, quelles solutions faut-il mettre en place, est-ce réversible et quels sont les enjeux de conservation.

Le groupe a pu constater le nombre importants d’oiseaux d’eau en hivernage sur le bassin d’éclusée et donc l’importance du site pour l’accueil des oiseaux en hivernage. Les agents ont également été sensibilisés aux enjeux de conservation du Lézard ocellé (Timon lepidus) et ont pu observer les aménagements favorables à l’espèce mis en place sur le site, classée vulnérable en France sur la Liste rouge de l’International Union for Conservation of Nature.

Voir le reportage photos sur le blog des formations naturalistes