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Depuis sa création il y a presqu’un siècle, la Ligue pour la Protection des Oiseaux se donne pour objectif prioritaire la protection des oiseaux et de leurs habitats.

Tout au long de l’année 2010, année internationale de la biodiversité, la LPO a intensifié ses actions au service de cette préoccupation en soulignant l’importance de l’interaction constante qui s’opère entre les composantes de cette biodiversité, sa richesse et aussi sa fragilité. Aussi, comment ne pas s’interroger et ne pas réagir à l’inacceptable autorisation de prospection en vue de l’extraction du gaz de schiste, accordée en mars 2010 par M. Borloo ?

En effet, sans que la moindre information n’ait été donnée au public et aux associations, la LPO PACA a pris connaissance en janvier 2011 des demandes de permis de recherche à des fins de prospection de gaz de schiste déposées auprès du Ministère de l’écologie de l’énergie du développement durable et de la mer par les compagnies TETHYS OIL FRANCE et THERMOPYLES en 2010 entre autres.

Cette véritable déclaration de guerre à toutes les Associations de Protection de la Nature, dont la LPO, remet en cause tout le travail de protection des espèces animales et végétales ainsi que la difficile mise en place d'espaces protégés depuis de nombreuses années.

La pollution générée par l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste contaminera inévitablement les nappes phréatiques et par là même, les eaux de surface, engendrant un impact extrêmement important sur l'ensemble des espèces animales et végétales dépendantes des milieux aquatiques; de plus cette activité remettra en cause les objectifs de bonne qualité des eaux de surface et souterraines définie au niveau européen par la Directive Cadre sur l'Eau (DCE). Enfin, Il va sans dire que l'homme et ses activités agricoles et domestiques subiront de plein fouet les conséquences de cette pollution généralisée.

La LPO PACA a toutes les raisons de croire qu’une fois le permis de recherche exclusif délivré, et les investissements réalisés par les industriels pour rechercher les zones exploitables, l’exploitation aura bien lieu quels que soient les risques environnementaux encourus, pourvu que l’objectif de rentabilité soit satisfait.

C’est donc bien avant que ne débutent les recherches que la LPO Paca veut que soient évaluées les conséquences prévisibles d’une éventuelle exploitation dont les méthodes sont largement expliquées par ailleurs, mais dont il est important de rappeler les risques sur l'environnement et plus particulièrement de la pollution des nappes phréatiques.

  • Comment accepter, alors que dans une région ou plusieurs arrêtés préfectoraux interdisent chaque été l'utilisation abusive de l'eau en invoquant la sécheresse, les mêmes préfectures autorisent l'utilisation et la pollution de 10 000 à 20 000m3 d'eau par fracturation (4 à 8 piscines olympiques par forage), un même puits pouvant être fracturé 20 fois ?
  • Comment accepter, alors que le gouvernement réduit de plus en plus l'accès aux soins, le risque de contamination des hommes, de la faune et de la flore consécutifs à l’utilisation de multiples produits chimiques dont certains cancérigènes et d'autres radioactifs ?
  • Comment accepter, alors que la pollution atmosphérique est déjà très présente en région PACA, le risque de l’aggraver avec les nombreuses infrastructures de surface (installations de forage, traitement de l’eau, approvisionnement en eau, livraisons de gaz, mouvements de camions, etc.)?