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Aigle de Bonelli (c) Vincent PalomaresLe cycle de conférences naturalistes à Vitrolles a été lancé cette année par Patrick Höhener, naturaliste et bénévole LPO PACA, qui est venue nous présenter une conférence sur les rapaces diurnes présents dans les Bouches-du-Rhône. Réalisée le samedi 01 décembre 2018, elle a été l’occasion de s’intéresser de plus près à deux espèces à forte valeur patrimoniale en région PACA : L’Aigle de Bonelli ainsi que le Faucon crécerellette.

Lors de cette matinée d’ouverture, 30 personnes étaient présentes pour en apprendre plus, voire découvrir la grande diversité de rapaces présents dans notre département.

Le département des Bouches-du-Rhône de par ses influences méditerranéennes possède une grande diversité d’espaces naturels à haute valeur biologique et paysagère (Calanques, Camargue, plaine de Crau, falaises et garrigues, montagne Sainte-Victoire …)  et en fait un lieu de prédilection pour l’observation des rapaces diurnes. De ce fait, de nombreux espaces naturels bénéficient de statuts de protections (Parc national, Réserve naturelle, Réseau NATURA 2000) ou de gestion dans le but de préserver la biodiversité (Parc Naturel Régional).

Le département du 13 compte aujourd’hui quinze espèces de rapaces diurnes nicheurs, tous protégés par la loi. Dans ces quinze espèces, deux espèces possèdent une forte valeur patrimoniale pour notre département en raison de leur rareté et de leur zone de répartition qui s’étend principalement dans le sud de la France.

- L’Aigle de Bonelli, endémique des départements au climat méditerranéen en France, est le rapace diurne nicheur le plus menacé du pays. En 2018, seuls 35 couples ont été recensés en France, 19 en PACA dont 16 pour notre seul département des Bouches-du-Rhône. L’espèce a frôlé l’extinction en 2002 avec seulement 22 couples présents sur l’ensemble du territoire français. Malgré une hausse de depuis 2002, la population d’Aigle de Bonelli reste néanmoins fragile et l’espèce demeure classée sur la liste rouge des espèces menacées de disparition en France.

Les causes de mortalité de cette espèce sont présentées ci-dessous et sont classées de la plus importante à la plus faible :

  • Electrocutions (réseau moyen et haute tension)
  • Noyades (citernes incendies à ciel ouvert)
  • Intoxication
  • Tirs illégaux
  • Collisions routières
  • Naturelles (maladies, agressions entre aigles …)

- Le Faucon crécerellette, encore plus méridionale que l’Aigle de Bonelli fréquente les zones de garrigues ouvertes, les friches ainsi que les prairies ouvertes ou cultivées. Le bastion de sa population dans le 13 se situe dans la plaine de Crau, classée en Réserve Nationale. Dans les années 1945 à 1965 la population de Faucon crécerellette était estimée à 70-150 couples en France. De 1970 à 1977 l’effectif s’est réduit à 40-50 couples. En 1983, seuls sont comptés 5 couples en Crau et 2-4 dans les Alpilles. Mais ensuite, la population s’améliore spectaculairement, en 2015 la population française totalise 363 couples (plaine de Crau : 166 couples ; Hérault : 171 couples ; Aude : 25 couples : Gard : 1 couple selon rapaces.lpo.fr). L’augmentation de ses populations en France peut s’expliquer en partie par les mesures de protection de son habitat mis en place ainsi que par la pose de nichoirs spécifiques à l’espèce.

Aujourd’hui le Faucon crécerellette est toujours classé sur la liste rouge des espèces menacées de disparition en France mais la tendance à l’augmentation de ses populations laisse présager un espoir pour l’espèce.

Faucon crécerellette (c) rapaces.lpo.fr

Compte tenu de la fragilité des effectifs de ces deux espèces, celles-ci disposent depuis quelques années de Plans Nationaux d’Actions spécifiques. Les Plans Nationaux d'Actions sont des documents d'orientation non opposables visant à définir les actions nécessaires à la conservation et à la restauration des espèces les plus menacées afin de s'assurer de leur bon état de conservation. Ils répondent ainsi aux exigences des directives européennes dites « Oiseaux » (79/409/CEE du 2 avril 1979) et « Habitat, Faune, Flore » (92/43/CE du 21 mai 1992) qui engagent au maintien et/ou à la restauration des espèces d'intérêt communautaire dans un bon état de conservation. Cet outil est basé sur 3 axes : la connaissance, la conservation et la sensibilisation. Ainsi, ils visent à organiser un suivi cohérent des populations de l'espèce ou des espèces concernées, à mettre en œuvre des actions coordonnées favorables à la restauration de ces espèces ou de leur habitat, à informer les acteurs concernés et le public et à faciliter l'intégration de la protection des espèces dans les activités humaines et dans les politiques publiques.

Le département des Bouches-du-Rhône abrite près ou plus de la moitié des populations Françaises de ces deux espèces menacées et a donc un rôle majeur à jouer dans la protection et la sauvegarde de ces rapaces.

Merci à Patrick Höhener pour l’apport de ses connaissances sur le sujet et pour nous avoir rappelé que la conservation des espèces animales est un enjeu plus que jamais actuel, à commencer au niveau local !

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