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teleius 4 actu

L'azuré de la sanguisorbe, Maculinea teleius, papillon rare et menacé à très fort enjeu de conservation en PACA, a été découvert en 2015 sur la zone humide des Piles. Depuis 2016, un suivi est mis en place.

 

Son cycle de vie est tout à fait original. L'azuré de la sanguisorbe vit dans les milieux ouverts humides, en général dans les prairies riveraines, les marécages, les tourbières, mais aussi le long des fossés et canaux où existe la plante-hôte exclusive de sa chenille : la sanguisorbe officinale (Sanguisorba officinalis). L'inflorescence sert de nourriture aux deux premiers stades de la chenille. Seuls quelques pieds de sanguisorbe peuvent être suffisants pour maintenir une population à condition qu'un genre particulier de fourmis soit également présent. En effet, au dernier stade larvaire, la chenille tombe de la sanguisorbe et sa survie dépend de son "adoption" par des fourmis rouges (Myrmica laevinodis ou M. scabrinodis). Elle hiverne au sein de la fourmilière dont elle devient finalement un parasite (dévoreuse de larves de fourmis).

 

Sur la zone humide des Piles, site géré par la LPO PACA, le protocole de suivi standardisé, proposé dans la cadre du plan national d'action de l'espèce, est mis en place depuis 2016.

 

Le but de ce protocole est la connaissance du cycle de floraison de la sanguisorbe officinale, et des périodes de vols et de ponte de l’azuré; afin de concilier l'entretien du milieu ouvert et la conservation de l’espèce. En effet, les prairies où l’azuré de la sanguisorbe est présent sont fauchées. La fauche est indispensable à la préservation de l’espèce car l’embroussaillement lui est défavorable.

 

Trois prairies sont suivies, pour la floraison de la plante-hôte de l'espèce. On note en 2017 une augmentation de la taille et de la densité des stations de sanguisorbe officinale par rapport à 2016.

 

Pour les papillons, deux comptages à vue sont réalisés à une semaine d’intervalle lors du pic d’émergence des imagos. En 2016 et 2017, ils ont été effectués aux mêmes dates (26 juillet et 3 août). En 2016, un maximum de 5 imagos avait été noté. En 2017, ce chiffre s’établit à 15 imagos.

 

Bien qu’à ce stade, on ne puisse en tirer aucune hypothèse ou conclusion sur l'état de cette petite population, on ne peut que se réjouir des observations de papillons en vol!