C’est lors d’une session de formation de terrain « initiation à l’ornithologie » qui a eu lieu ce samedi 18 décembre autour des parcs de Fontblanche et du lac de la Tuilière qu’une nouvelle espèce d’oiseau a été observée à Vitrolles (13) : le Râle d’eau (Rallus aquaticus).
En effet, bien que l’espèce soit connue sur les zones humides en bordure de l’étang de Berre, notamment au niveau des salins du Lion, aucune mention de l’espèce n’a été relevée dans Vitrolles même, depuis les années 1980, sur la plus importante base de données naturaliste de la région : Faune PACA.
Celui-ci a été observé au sein du parc de Fontblanche, dans la partie en zone inondable pourvue de massettes, de saules, de buissons et en eau (milieu propice à l’espèce). Voir précisément la zone via ce lien google maps : https://goo.gl/maps/Muzv4VVTi4qHXkt97
Le Râle d'eau est un oiseau discret avec un comportement farouche.
C’est une espèce qui passe souvent inaperçue malgré sa coloration bleutée. Il est inféodé aux zones humides et vit à la lisière des marais et des étangs. Il est souvent caché dans les roseaux touffus des étangs, marais et rivières aux eaux peu profondes, bien qu'on puisse parfois l'apercevoir en limite de roselière. C’est un oiseau de la taille d’une petite poule et il possède un bec rougeâtre long et mince. Son corps est mince et comprimé latéralement et il possède de fortes pattes et des ailes courtes.
Son régime alimentaire se compose de vers, de sangsues, des crevettes d'eau douce, des écrevisses et des insectes, de petites poissons et consomme également des éléments végétaux tels que les racines, les graines et les baies…
Le Râle d’eau a un chant ou plutôt un cri inhabituel. En effet, c’est une sorte de cri enroué qui évoque le son d’un « cochon qu’on étrangle ».
L’espèce est classée « Quasi menacée » sur la liste rouge des espèces menacées en région PACA, du fait de la dégradation et de la disparition des zones humides indispensables à l’espèce.
Bien que l’oiseau n’est pas nicheur sur la commune mais provient certainement d’une halte migratoire de contrées d’Europe du nord ou de l’est afin de passer l’hiver en méditerranéen, cette observation appuie le fait que les espaces verts du sud de la ville ont un fort potentiel d’accueil pour la biodiversité, notamment pour la faune ! Il serait par conséquent intéressant d’améliorer les pratiques de gestion de ces espaces afin d’y articuler plaisance, loisir et biodiversité !
Nous rappelons que cette formation naturaliste qui a permis cette belle observation a été possible grâce au soutien financier de la ville pour notre association.