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Station de chronoventaire au hâteau de l'Escarelle © Marion FouchardAfin de participer à l’effort collectif de préservation de la biodiversité, le propriétaire du Château de l’Escarelle et les fonds de dotation Itancia ont tissé un partenariat avec la LPO Provence-Alpes-Côte d'Azur depuis 2016, dans le but de développer différentes actions en faveur de la biodiversité.

Une des actions mises en place depuis 2018 dans le cadre de ce partenariat est un suivi à long terme des papillons de jour et zygènes, selon un protocole national du Muséum National d’Histoire naturelle de Paris, le « chronoventaire ».

Ce protocole national d’acquisition de données a pour objectif d’acquérir une meilleure compréhension de l’écologie des espèces, de leur répartition et d’avoir un suivi régulier de l’évolution des communautés en lien avec les changements du climat et autres perturbations.

Pour ce suivi, un spécialiste de ce taxon (lépidoptériste) effectue un inventaire selon ce protocole deux fois par mois, à partir de la floraison des Prunelliers jusqu’ à la mi-septembre, sur sept stations du domaine. Ces stations ont été sélectionnées au préalable afin de représenter chacune à leur niveau des habitats différents, susceptibles d’accueillir des papillons de jour.

Cette année, le premier inventaire s’est déroulé le 03 avril. Lors de cette session 20 espèces ont été recensées, contre 22 l’an passé et 15 en 2018. Les stations et leurs habitats n’ont pas changé depuis l’année dernière. Les richesses spécifiques pour les différentes stations sont semblables à celles recueillies au cours de la première session de 2018 (en 2019 globalement plus d’espèces avaient été observées sur toutes les stations). 

Des espèces ont été vues pour la première fois cette année au niveau de certaines stations, comme par exemple le Point de Hongrie (Erynnis tages (Linnaeus, 1758)) et le Paon de jour (Aglais io (Linnaeus, 1758).

A l’inverse des espèces sont revues chaque année au niveau des mêmes stations, comme par exemple l’Azuré des nerpruns (Celastrina argiolus (Linnaeus, 1758)) observé chaque année à cette période.

La Thécla verte de l'Arbousier © Marion FouchardLes espèces patrimoniales du domaine sont également bien revues sur les mêmes stations chaque année, avec par exemple, le Thècle de l’arbousier (Callophrys avis (Chapman, 1909)), espèce méditerranéenne localisée et sensible, toujours observée sur les mêmes arbousiers (sa plante hôte) au niveau des mêmes stations chaque année.

Pour finir, le cycle de vie d’une espèce, à l’échelle du domaine, nous interroge : celui de la Diane (Zerynthia polyxena (Denis & Schiffermüller, 1775)), espèce méditerranéenne et protégée en France.

En effet, malgré la présence de sa plante hôte chaque année en abondance au niveau des mêmes stations (l’Aristoloche à feuille ronde), la Diane n’est observée qu’une année sur deux. 

Sans explication pour l’instant, certaines années semblent donc plus propices que d’autres à cette espèce.

Nous tenons à remercier le propriétaire du Château de l’Escarelle et les fonds de dotation Itancia pour leur soutien pour assurer la pérennité de ce suivi qui nous livre d'année en année des résultats intéressants sur les espèces et leur cycle de vie en lien avec les perturbations et les changements du climat qui peuvent arriver.