Mésange charbonnière © Aurélien AudevardParmi les espèces les plus communes, il en est une que nous côtoyons chaque jour. Petite boule de plumes à la tête noire et la joue blanche, la Mésange charbonnière sait se faire discrète. Plus grosse que sa cousine bleue, la Mésange charbonnière est aussi une habituée des mangeoires où elle pille avec ses cousines les graines de tournesol laissées à son attention.

 

Qui est-elle ?

Avec ses quatorze centimètres, la Charbonnière est la plus grande des espèces de mésanges européennes. Son nom provient de sa tête noire et de la bande de la même couleur traversant sa poitrine jaune citron. L’épaisseur et la longueur de cette ligne permettent d’ailleurs de connaître le sexe des oiseaux observés, celle des mâles étant large et très marquée. Les ailes sont bleutées, traversées par une ligne blanche, le dos est vert olive et les joues nettement blanches.

 

Notre mésange se rencontre jusqu’à 2000 mètres d’altitude dans les forêts de feuillus ou mixtes, les parcs et les jardins même urbains tant que ces milieux sont riches en arbres creux et en nourriture pour mener à bien sa reproduction.

 

Avec ses 5 millions de couples nicheurs, la Mésange charbonnière est l’espèce nicheuse la plus commune. Sa reproduction débute fin mars et seule la femelle construit le nid au fond d’une cavité. La ponte importante,, comporte de 6 à 12 œufs. Après deux semaines de couvaison les premiers poussins voient le jour et vont être nourris par les deux parents à des rythmes effrénés. De 30 à 70 becquées sont apportées chaque jour aux poussins qui vont grandir à la vitesse grand V ! Au bout de 18 jours, les jeunes explorent déjà les frondaisons, se déplaçant souvent en caravanes de plusieurs dizaines d’oiseaux, appelés « rondes ». Ces convois familiaux s’associent souvent à d’autres mésanges voir même des roitelets ou des pouillots. Les mésanges sont des oiseaux au métabolisme très gourmand en énergie, nécessitant chaque jour, leur poids en nourriture ! On comprend mieux pourquoi elles ont une place déterminante dans nos écosystèmes, régulant notamment toutes les chenilles envahissantes comme celle des papillons de la Processionnaire du pin, de la Tordeuse verte du chêne, ou de la Noctuelle du pin ! Les mésanges sont devenues de véritables alternatives aux pesticides, si bien que certains exploitants agricoles installent désormais de nombreux nichoirs dans leurs vergers.

 

La Mésange charbonnière est une espèce à vaste répartition géographique puisqu’on la retrouve de l’Europe de l’Ouest jusqu’au Japon en passant par l’Indonésie ou le Moyen orient. D’ailleurs trois groupes sont décrits : les sous espèces de l’Europe de l’Ouest, celles du sud-est asiatique sans jaune au ventre et les oiseaux de l’Iran à l’Indonésie au dos grisâtre.
Réputée pour être sédentaire sur les parties méridionales de son aire de répartition, on assiste cependant, certains hivers, à de véritables invasions des populations nordiques. Le manque de nourriture, le froid et la neige condamnent souvent ces petits passereaux à migrer vers le sud.

 

Pour la voir...

Il est assez facile de rencontrer la Mésange charbonnière. mais aAfin de mettre toutes les chances de votre côté pour les observer, des sorties nature sur les salins de Hyères sont organisées par la Ligue pour la Protection des Oiseaux en partenariat avec la Communauté d’Agglomération Toulon Provence Méditerranée. Peut-être aurez-vous l’occasion de faire sa connaissance en compagnie de spécialistes des oiseaux. La prochaine sortie est prévue le samedi 16 novembre à 09h00 aux Vieux salins. Pour réserver votre place, contactez le 04 94 01 09 77.