Retrouvez ici une chronique que nous publions chaque samedi dans Var-Matin dédiée à une espèce animale, que vous pouvez observer, régulièrement ou moins, dans les salins d'Hyères, réserve ornithologique incroyablement riche.

Lire la suite...Alors que la ville se réveille, du haut des toits, un petit passereau sombre extirpe quelques notes de sa gorge noire. La couleur rousse de sa queue qu’il fait vibrer de haut en bas lorsqu’il abaisse son corps est caractéristique. Ce n’est autre que le Rougequeue noir, un petit turdidé, venu passé l’hiver sous nos latitudes plus clémentes.

Lire la suite...Un petit passereau gris et à la tête noire, se déplace nerveusement dans l’herbe rase. Il effectue un curieux ballet, alternant marches calmes, sprints et petits vols entrecoupés de balancement nerveux de la queue. Peu farouche, cet oiseau sympathique n’est autre que la Bergeronnette grise affairée à la capture d’insectes. Souvent affublée du nom de hoche-queue ou de lavandière, c’est finalement le nom de Bergeronnette (petite bergère) qui fut donné à cet oiseau, souvent enclin à trottiner entre les pattes du bétail pour la recherche de sa nourriture.

Lire la suite...Quelques cris aigus à peine perceptibles, viennent animer le calme froid de la pinède. Des petites silhouettes rondes arpentent les branches les plus basses. Les oiseaux semblent se suivre par petits bonds comme s’ils étaient liés les uns aux autres par un fil invisible. Certains volètent sur place, d’autres explorent le dessous des rameaux à la recherche de nourriture. De plus près, ces minuscules oiseaux sont délicatement colorés et présentent une raie jaune or sur le haut du front. Il s’agit bien du plus petit oiseau d’Europe, le Roitelet huppé !

Lire la suite...Un petit oiseau brun arpente avec insistance la bordure vaseuse des salicornes. A première vue, il pourrait ressembler à une Alouette mais il montre une attitude différente, notamment en hochant la queue et en se faufilant nerveusement comme une souris entre les tiges. Soudain, effrayé par une bourrasque de vent, il s’envole en poussant son cri caractéristique. Aucun doute possible, il s’agit bien du Pipit spioncelle, venu passé l’hiver sous notre climat doux.

Lire la suite...En ce début de mois de décembre, la mangeoire du jardin attire bon nombre de visiteurs ailés. Les graines et les boules de graisses disposées par quelques âmes charitables, sont prises d’assaut par les passereaux granivores. L’un des visiteurs, attire particulièrement notre attention par son activité et ses couleurs d’un bleu azur. C’est la vivace Mésange bleue, qui poursuit ses allers retours, en dévalisant le stock de graines de tournesol mis à sa disposition. Chacune d’entre elles est transportée dans un buisson, puis calée entre les pattes de l’oiseau qui la décortique minutieusement de son bec acéré.

Lire la suite...Tel un bouchon, une petite masse de duvet brune claire se laisse porter par le courant du canal. Difficile de croire que cette forme est un oiseau, tellement il se camoufle à merveille avec les roseaux jaunis par les premiers froids de l’automne. Aussitôt détecté, le Grèbe castagneux plonge pour se réfugier sous la végétation aquatique, ne laissant bien souvent apparaître qu’une partie de sa tête, où son gros œil, vous épis avec attention...

Lire la suite...Alors que l’automne est déjà bien entamé, les oiseaux hivernants prennent peu à peu leurs quartiers. Une petite boule de plumes brunes, marquée par une courte queue le plus souvent dressée en point d’exclamation, se faufile nerveusement comme une souris entre les racines et les branches du jardin. Par moment, il n’hésite pas à se faire remarquer par quelques trilles ou un chant très mélodieux. Très remuant et furtif, le Troglodyte mignon reste le maître des broussailles et des bosquets et il nous arrive de le côtoyer sans même qu’on l’aperçoive...

Lire la suite...En ce beau matin de novembre, le soleil se lève et dissipe peu à peu la brume matinale. Au loin, sur les étangs salés, on distingue des silhouettes tranquilles, trop grosses pour des canards. C’est un groupe de Tadorne de Belon, venus passer l’hiver sous nos latitudes plus clémentes.

Lire la suite...Chaque année pendant l’automne, on peut entendre de curieux cris perçant le ciel tôt le matin ou alors en soirée. Comme une troupe de messagers ou une cohorte de fantassins, de curieux voyageurs animent la voute céleste de leur passage. Qui n’a pas entendu un vol de grues, ne peut savoir ce que l’on ressent à ce moment là ? On a l’impression qu’une troupe coordonnée est en marche vers quelques destins lointains ou qu’une foule est en pleine discussion, là haut, quelques part dans l’immensité aérienne.

Lire la suite...Haut dans le ciel, des petits passereaux aux larges ailes et aux cris vibrants font route vers le sud. A la vue d’un labour et de quelques prairies rases, le vol change de direction et descend au sol pour prendre quelques heures de repos. Au sol, des oiseaux dorés se faufilent entre les herbes et les mottes de terre. Les Alouette des champs profitent de l’aubaine pour grappiller quelques graines. Oiseau de bon augure, l’Alouette par son chant mélodieux et son vol a inspiré de nombreux auteurs et engendrée de nombreuses croyances par sa façon de relier le terrestre au céleste. Oiseau sacré pour les Gaulois, l’Alouette est restée tout au long de l’histoire un oiseau porte bonheur. Aujourd’hui malheureusement son déclin est amorcé...