Retrouvez ici une chronique que nous publions chaque samedi dans Var-Matin dédiée à une espèce animale, que vous pouvez observer, régulièrement ou moins, dans les salins d'Hyères, réserve ornithologique incroyablement riche.

Lire la suite...Après les premières giboulées de printemps, les roselières reprennent leur calme habituel. Au pied de la végétation aquatique, une ombre arpente la vase puis disparaît dans le fouillis. Quelques mètres plus loin, la silhouette du rallidé se dessine pour finalement apparaitre en pleine lumière. La discrète Marouette ponctuée est enfin là, occupée à soulever les feuilles immergées à la recherche d’invertébrés. Elle reprend des forces avant de reprendre son long voyage qui va la mener vers les grands marais des pays de l’est ou scandinaves.

Lire la suite...La roselière semble totalement calme mais des sifflements longs et mélancoliques trahissent la présence d’un petit passereau, venu se reposer quelques heures dans la végétation palustre. Agrippés aux extrémités des tiges des roseaux, plusieurs oiseaux se balancent, inspectent et décortiquent les toupets de graines. Avec son masque noir à la Zorro, la Rémiz penduline après avoir passé une partie de l’hiver dans le sud de l’Europe, regagne actuellement ses zones de reproduction orientale.

Lire la suite...Alors que la douceur pointe le bout de son nez, la nature varoise se réveille enfin après des mois de silence. Alors que les premiers chants d’oiseaux se font entendre, un migrateur est déjà là. Posé au sommet d’un arbre, avec sa huppe hérissée et sa silhouette si particulière, le Coucou geai est enfin de retour de ses lointains quartiers d’hiver pris dans la savane africaine. Célèbre opportuniste, parasite, usurpateur d’identité, le Coucou geai n’est pas vraiment celui que l’on croit...

Lire la suite...Du haut de sa tige sèche, un petit passereau scrute attentivement le sol à l’affût du moindre mouvement, pouvant trahir la présence d’une proie. Avec une rapidité fulgurante, il plonge au sol et remonte sur son poste de guet avec une chenille qu’il engloutie aussitôt. Au moindre danger, le Tarier pâtre émet de brefs « trak-trak » en remuant nerveusement la queue, si bien que sa compagne dont il ne se sépare jamais, est aussitôt prévenue.

Lire la suite...Au coucher du soleil, une silhouette s’active dans l’eau. Elle nage en ondulant son corps très allongé. Elle se rapproche de la berge, puis sort de l’eau et rampe afin de rejoindre un autre cours d’eau tout proche. On dirait un serpent, pourtant ses nageoires ne laissent pas de doute, il s’agit bien là d’un poisson : c’est l’anguille d’Europe. D’ailleurs son nom vient du latin anguilla dérivé du mot anguis qui signifie serpent.

Lire la suite...En cette matinée d'hiver, alors que les premiers rayons du soleil réchauffent peu à peu l'atmosphère, des petits cris aigus suivis de sons plus roulés et très caractéristiques, retentissent depuis les branches hautes et encore nues d'un frêne : sississiii, tssrrr, tssrrr. . . À peine le temps de lever les yeux pour repérer l'auteur de ce remue-ménage, et voilà qu'une petite boule avec une queue étonnement longue décolle pour se réfugier dans un arbre situé de l'autre côté du sentier.

Lire la suite...En cette journée d’hiver, le vent souffle fort sur la route du sel. Alors que les goélands semblent jouer avec le vent, immobiles et les ailes déployées, un oiseau noir et blanc flotte tel un bouchon au milieu des vagues dans le golfe de Giens. Il ne semble en rien dérangé par la houle. Tout à coup il plonge et disparaît de la surface... Une vingtaine de secondes plus tard, le voilà qui réapparaît à quelques dizaines de mètres de là. C’est le Pingouin torda... Vraiment ? Un pingouin à Hyères ? Difficile de croire que l’on puisse observer des pingouins sous nos latitudes. Et pourtant...

Lire la suite...C’est avec les rigueurs de l’hiver que les mouvements de canards sont les plus importants sur les zones humides varoises. Ils se concentrent là où la quiétude, la nourriture sont présentes. Ce matin de janvier, parmi les classiques Canards colverts de l’étang sud des Pesquiers, quelques canards trapus avec une tête rousse sont présents. Ils sont bruyants et émettent régulièrement leurs sifflements caractéristiques. Arrivés depuis quelques semaines de Sibérie centrale, ces Canards siffleurs vont passer la mauvaise saison sur la façade méditerranéenne.

Lire la suite...Dans le jardin, un petit oiseau brun se déplace au sol en sautillant. D’un calme déconcertant, il fouille une à une les feuilles tombées au sol à la recherche de graines ou de quelques invertébrés engourdis par le froid. Son cri fin « tiih » est tout aussi discret que son auteur et reste à peine perceptible. Le mystérieux Accenteur mouchet n’est pas tout à fait celui que l’on croit...

Lire la suite...Une silhouette dans le ciel, agitée de quelques coups d’ailes, semble comme immobile. Au premier coup d’œil, les ornithologues reconnaissent aisément l’auteur de ce manège. Il s’agit du Faucon crécerelle, qui comme accroché au sol par un lien invisible, scrute attentivement le sol pour y détecter sa nourriture. Soudain agacé par l’intrusion d’un congénère sur son territoire de chasse, il pousse une série de « kii-kii-kii-kiikii », qui lui aurait value son nom. Ce petit faucon reste le rapace le plus répandu en Europe et sans doute celui qui exerce la régulation la plus importante sur les populations de micromammifères.